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Pourquoi le trajet du retour paraît plus court qu’à l’aller ?

Dernière mise à jour: septembre 2015 | 20342 visites
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news Chacun a déjà ressenti cette impression : l’aller semble (beaucoup) plus long que le retour. Une nouvelle hypothèse essaie d’expliquer cela.

Si l’on en croit ces chercheurs japonais (université d’Osaka), ce décalage ne se produirait pas vraiment pendant le trajet, mais après coup. Leur expérience a consisté à diffuser une vidéo d’une demi-heure dans laquelle un individu parcourait à pied un trajet dans un sens puis dans l’autre (soit le même chemin, soit une route différente à l’aller et au retour). A chaque fois qu’ils estimaient que trois minutes s’étaient écoulées, les volontaires devaient le signaler à l’équipe, alors que l’activité cardiaque des participants était enregistrée par électrocardiographie (ECG) afin de déterminer si le système nerveux autonome (celui qui régule les fonctions non contrôlées volontairement) intervenait d’une manière ou d’une autre. A la fin de la séance, un questionnaire a permis d’évaluer la perception subjective de la durée des trajets.

La violation des attentes


Et il s’avère que « l’effet retour » n’est mis en évidence que sur base de ce questionnaire, donc après le visionnage des vidéos. Pendant celui-ci (test des trois minutes), les participants n’ont pas semblé percevoir l’écoulement du temps de manière différente à l’aller et au retour. Invité à commenter ces observations, le Pr Niels van de Ven (université de Tilburg aux Pays-Bas), explique qu’elles vont dans le sens de ses propres recherches, et qu’elles soutiennent l’hypothèse de « la violation des attentes ».

Ainsi, « les gens sont souvent trop optimistes concernant la durée du trajet aller, et ils finissent par le trouver trop long. Et ceci est d'autant plus vrai qu'ils sont impatients d'arriver à destination. Sur base de cela, au moment de rentrer, ils pensent que le trajet retour sera trop long lui aussi, et puis l’impression finale est qu’il ne l’a pas été tant que cela… ». Ou alors, poursuit-il, cet « effet retour » existe simplement parce que nous sommes convaincus de sa réalité, et que notre cerveau réagit en conséquence…

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