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La stérilisation chez l'homme (vasectomie)

Dernière mise à jour: septembre 2015 | 8601 visites
Dans cet article
La stérilisation chez l'homme (vasectomie)

dossier La vasectomie consiste à sectionner et bloquer les canaux déférents, qui permettent aux spermatozoïdes de sortir des testicules. Cette technique de stérilisation doit être considérée comme définitive. Que faut-il savoir ?

Le principe de la vasectomie vise à empêcher les spermatozoïdes de rejoindre la prostate, où ils se mélangent au liquide séminal (constituant du sperme). L'intervention peut être pratiquée au cabinet de l'urologue, à l'hôpital, en polyclinique ou en clinique de jour. Il s'agit d'une méthode de stérilisation et non de contraception. En effet, s'il est possible de rendre les canaux déférents à nouveau perméables (on parle de vasovasostomie), les chances de réussite sont très aléatoires. La décision de se soumettre à une vasectomie doit donc être mûrement réfléchie.

On notera, ceci est important, que la vasectomie n'a aucune incidence sur l'érection, l'éjaculation, l'orgasme, et la qualité des rapports sexuels d'une manière générale.

L'opération

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On parle de vasectomie classique et de vasectomie sans bistouri. L'une consiste à réaliser deux incisions dans la peau du scrotum (les bourses) afin d'atteindre les canaux déférents, l'autre est réalisée avec des pinces via une très petite ouverture. Dans les deux cas, l'objectif est le même : sectionner les canaux déférents et les ligaturer. L'efficacité est maximale.

L'intervention, effectuée sous anesthésie locale (sauf cas particuliers), ne demande pas de préparation spécifique, si ce n'est le rasage des poils pubiens. Comme avant toute opération, le médecin s'informera des traitements en cours (comme la prise d'anticoagulants) et décidera de la nécessité ou non de les interrompre momentanément.

Des complications peuvent survenir, mais elles sont rares : hématome (saignement), infection, nodule... Une coloration bleutée des testicules et de la base du pénis est normale et bénigne. En cas de symptômes sévères (fièvre, douleur intense, suintement...), il est évidemment nécessaire de s'adresser sans attendre à son médecin.

Certaines contre-indications existent : une infection locale, une anomalie génitale, un mauvais état de santé général... Et fondamentalement, il est extrêmement important que le patient soit sûr de son choix. On le répète : la vasectomie doit être a priori considérée comme irréversible. En cas d'hésitation, il ne faut pas la pratiquer, puisque les conséquences plus tard dans l'existence peuvent être lourdes, en cas de souhait de parentalité et d'échec d'une tentative de restauration de la fertilité. Une option consiste à demander une autoconservation (congélation) de son sperme.

Après l'intervention

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La vasectomie n'entraîne que peu de désagréments. Le cas échéant, la douleur locale sera soulagée avec un analgésique modéré (paracétamol). Le repos est recommandé pendant une courte période et les activités habituelles, notamment professionnelles, peuvent reprendre rapidement. Il est conseillé d'attendre une semaine avant d'entretenir à nouveau des rapports sexuels.

Concernant le volume de l'éjaculation, les spermatozoïdes n'en représentent qu'une très faible partie : aucune différence ne sera donc constatée, pas plus, nous l'avons dit, qu'en termes de qualité de l'érection ou de sensations.

Il est important de préciser que la vasectomie n'est pas directement efficace. En effet, la fertilité persiste tant que des spermatozoïdes sont présents dans le liquide séminal. Il est donc indispensable de recourir à une méthode de contraception (masculine ou féminine) pendant environ trois mois après la vasectomie. Une analyse du sperme (spermogramme) permettra de vérifier, après ce délai, l'absence de spermatozoïdes dans le liquide séminal, et alors de confirmer la stérilité.



publié le : 17/09/2015 , mis à jour le 16/09/2015
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