Pourquoi le stress fait grossir

Dernière mise à jour: octobre 2014 | 7217 visites
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news Les événements stressants vont non seulement inciter à manger plus gras et plus sucré, mais cela provoque aussi un ralentissement du métabolisme, ce qui augmente le risque de prise de poids.

C’est donc un double phénomène qui est mis en évidence par cette équipe de l’Ohio State University. On savait déjà qu’en raison d’un mécanisme de compensation (une sorte d’auto-apaisement), le stress pousse à la consommation d’aliments gras et sucrés. A partir de là, les chercheurs ont réuni des femmes d’âge moyen pour participer à une expérience fort instructive.

Pendant une journée, elles ont reçu trois repas standardisés, pour s'assurer qu'elles mangeaient toutes la même chose. Le lendemain, on leur a proposé un repas de 930 kcal, avec 60 grammes de graisses. Pendant les sept heures qui ont suivi, les spécialistes ont régulièrement évalué leur métabolisme (mesure de la glycémie, des triglycérides, de l’insuline, du cortisol…). Entre-temps, les dames avaient rendu compte des situations stressantes vécues la veille (pression au travail, conflit avec un collègue, dispute avec le conjoint, avec leur enfant…).

Que constate-t-on ?

Que les femmes qui rapportent un ou plusieurs événements stressants au cours des vingt-quatre heures précédentes brûlent en moyenne 104 kcal de moins dans les sept heures qui suivent le repas. Sur une année, ceci peut - théoriquement ! - se traduire par une prise de poids de… cinq kilos. En fait, les analyses montrent qu’elles conservent davantage de masse grasse, avec une moindre oxydation des graisses.

En d’autres termes, poursuivent les auteurs, cette étude suggère que le gain de poids est favorisé par le stress non seulement en raison d’apports plus élevés en sucres et en graisses, mas aussi par un ralentissement du métabolisme et moins de calories brûlées. Les techniques de gestion du stress pour perdre du poids, et en tout cas moins grossir ? C’est une piste.

Source: Biological Psychiatry (www.journals.elsevier.com/b)
publié le : 09/10/2014 , mis à jour le 08/10/2014
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