Pilule : le choix des femmes change

Dernière mise à jour: novembre 2014 | 3498 visites
ac-pil-ondergoed-170_400_05.jpg

news Une enquête réalisée en France montre que les prescriptions de pilule contraceptive penchent de plus en plus vers la 1ère et la 2ème génération.

Entre janvier et avril 2012, le marché des contraceptifs oraux combinés s’établissait à 52% pour les pilules de 1ère et 2ème génération, et 48% pour celles de 3ème et 4ème génération. Entre janvier et avril 2014, la proportion est passée à 79% contre 21%. C’est ce qu’indique un rapport de l’Agence nationale française de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Pour les autres méthodes contraceptives (hors préservatif), on note une augmentation de la vente des implants et des dispositifs intra-utérins, en particulier le DIU au cuivre.

En ce qui concerne la pilule, le glissement très net « confirme que les femmes et les prescripteurs privilégient les contraceptifs qui présentent les risques thrombo-emboliques les plus faibles et que les recommandations ont été prises en compte de façon durable », indique l’ANSM. Quelle que soit la génération de pilule, les accidents sont rares, mais celles de 3ème et 4ème génération demandent une vigilance accrue. Le médecin définira la meilleure option.

Les cas d'embolie pulmonaire en baisse


En 2013, 2.704 femmes de 15 à 49 ans ont été hospitalisées en France en raison d'une embolie pulmonaire, contre 3.045 en 2012. Une baisse de 11,2%.

Cette diminution est observée dans toutes les tranches d’âge et plus particulièrement chez les femmes de 15 à 19 ans (19,1%). Chez les femmes de 20 à 29 ans, la diminution est de 12%. Chez les femmes de 30 à 39 ans, elle est de 9,4%. Enfin, la diminution est de 11,2% chez les femmes de 40 à 49 ans.

La réduction observée est en accord avec les travaux de modélisation menés par l’ANSM qui estiment à près de 10% la réduction théorique attendue du nombre de femmes de 15 à 49 ans hospitalisées pour embolie pulmonaire qui pourrait être liée au changement de comportements en matière de contraception. Le phénomène n’a été retrouvé ni chez les hommes du même âge, ni chez les femmes de 50 à 69 ans, deux populations non utilisatrices de contraception orale.

L’ANSM a édité une brochure d’information disponible en cliquant ici.


publié le : 20/11/2014 , mis à jour le 19/11/2014
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci