Fruits et légumes : quand l'enfant peut choisir, ça passe mieux

Dernière mise à jour: novembre 2013 | 3384 visites
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news Les jeunes enfants seront beaucoup plus enclins à manger des fruits et des légumes si on leur propose de choisir entre plusieurs possibilités.

Inciter les enfants à consommer davantage de fruits et – surtout – de légumes est un défi difficile à relever, sachant que beaucoup « n'aiment pas ça ». Cette équipe de l’université d’Etat de Pennsylvanie est partie d’une hypothèse : le fait d’avoir le choix (entre des aliments imposés, il ne s’agit pas de les laisser dicter l'intégralité du menu) inciterait-il les mômes à se laisser tenter ?

Les spécialistes (attachés à un centre de recherche sur l’obésité infantile) ont constitué un groupe d’une centaine d’enfants âgés de 3 à 5 ans. Huit goûters ont été programmés (deux par semaine, avec au moins deux jours d’intervalle, l’un avec des fruits, l’autre avec des légumes).

Quatre collations étaient composées de légumes : soit du concombre, des poivrons ou des tomates (assimilées donc ici aux légumes), ou les trois au choix.
Les quatre autres de fruits : soit des pommes, des pêches ou de l’ananas, ou les trois ensemble.

Les morceaux (prédécoupés et pesant entre 8 et 12 g) étaient présentés dans des grands bols, et les enfants pouvaient se servir comme ils l’entendaient, sans être influencés par les adultes. Des observateurs ont noté ce qu’ils ont pris et ce qu’ils ont effectivement mangé.

Et donc, le résultat montre que les enfants ont été plus nombreux (94%) à se servir lors des goûters à choix multiple par rapport au choix unique (70%). Ensuite, les quantités avalées ont été nettement plus importantes lors des collations diversifiées. Enfin, et sans grande surprise, les goûters aux fruits ont été beaucoup plus appréciés que ceux aux légumes.

Le Dr Boris Hansel (Journal international de médecine) note que « ces résultats sont transposables à l’échelle d’une collectivité », comme une cantine scolaire. Sur un plan individuel, dans le cadre des repas de famille, cette approche est beaucoup plus compliquée à mettre en oeuvre. Ceci étant, la diversification d’un jour à l’autre, les expositions répétées et les préparations différenciées (par exemple un légume avec telle sauce, le même intégré dans une autre préparation...) représentent des outils intéressants pour les parents d’enfants (très) réticents.

Source: The American Journal of Clinical Nutrition (http://ajcn.nutrition.org)
publié le : 08/11/2013 , mis à jour le 07/11/2013
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