Régime : manger gras pour ne pas regrossir

Dernière mise à jour: octobre 2012 | 6668 visites
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news Après un régime amaigrissant, maintenir son poids constitue un véritable défi, qui se solde très souvent par un échec. Et si la solution résidait dans le gras ?

Cela peut paraître paradoxal, évidemment. D’abord, d’où vient le problème, comment expliquer qu’après une perte de poids, la stabilisation relève de la mission quasi-impossible ? L’une des raisons tient à la baisse excessive de la dépense énergétique de l’organisme enregistrée à la suite du régime amaigrissant, indique le Dr Rodi Courie (JIM). D’où cette question : la nature du régime de consolidation peut-elle influer sur la dépense énergétique ?

Une équipe de l’université Harvard (Etats-Unis) a voulu tester cette hypothèse. Une vingtaine de jeunes adultes en surpoids ou obèses ont été recrutés. Dans un premier temps, ils ont été soumis à un régime hypocalorique standard, qui leur a fait perdre entre 10% et 15% de leur poids. Phase deux : la consolidation. Chaque participant a suivi successivement trois régimes différents, pendant quatre semaines. Précision importante : chacun de ces régimes fournissait évidemment la même quantité de calories.

• Un régime pauvre en graisses et riches en glucides (20% de lipides, 20% de protéines et 60% de glucides).
• Un régime avec un apport glycémique moyen (40% de glucides, 40% de lipides et 20% de protéines).
• Un régime très pauvre en glucides et riche en graisses (10% de glucides, 30% de protéines et 60% de lipides).
Deux mesures ont été retenues : la dépense énergétique au repos, et secondairement la dépense énergétique totale.

Résultat : la diminution de la dépense énergétique (source potentielle de reprise de poids, donc) a été la plus forte avec le régime riche en glucides, intermédiaire avec l’apport glycémique moyen, et la plus faible avec le régime riche en graisses (on notera que ce dernier a aussi agit de la manière la plus favorable sur les composants du syndrome métabolique).

Le Dr Courie commente : « Selon les auteurs, après une perte de poids, et à apport calorique égal, un régime de stabilisation riche en graisses et pauvre en glucides permet de brûler environ 300 Kcal par jour de plus qu’un régime pauvre en graisses et riche en glucides ». L’explication physiologique n’est pas très claire. Ce qu’il convient de retenir, c’est que « ces résultats suggèrent que la stratégie qui vise à diminuer la charge de glucides au profit des lipides faciliterait la stabilisation du poids après un régime ».

Un article sur le sujet a été publié dans le journal de l’Association médicale américaine (Jama).


publié le : 19/10/2012 , mis à jour le 18/10/2012
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