La dépression nuit gravement au cœur !

Dernière mise à jour: mai 2012

news Chez les moins de 40 ans, surtout les femmes, des antécédents de dépression et/ou de tentative de suicide font exploser le risque de mourir d’une crise cardiaque.

Les chercheurs avancent quelques hypothèses pour expliquer ce lien. Nous y reviendrons. L’étude a été conduite par une équipe de l’université Emory (Atlanta), qui a examiné des données portant sur quelque 8.000 personnes, âgées de 17 à 39 ans, intégrées dans une étude de cohorte entre 1988 et 1994. Les décès ont été suivis jusqu’en 2006. L’intention consistait, on l’a compris, à déterminer si une association pouvait être établie entre les cas diagnostiqués de dépression et/ou les tentatives de suicide, et les décès par maladie cardiovasculaire, en particulier par infarctus.

Résultat (publiés dans la revue « Archives of General Psychiatry ») : les femmes souffrant ou ayant souffert de dépression, et/ou qui ont commis une tentative de suicide, s’exposent à une risque trois fois plus élevé de mourir des suites d’une maladie cardiovasculaire ; alors que le risque est multiplié par… quatorze en ce qui concerne spécifiquement la crise cardiaque. Chez les hommes, le risque se situe, respectivement, à 2,4 et 3,5.

Un facteur de risque à part entière

Ainsi que l’observe Santé Log, « les chercheurs ont d’abord émis l’hypothèse que les personnes déprimées peuvent adopter des comportements plus à risque cardiovasculaire, comme le tabagisme, l’alcoolisme ou une mauvaise alimentation. Toutefois, après ajustement de ces facteurs, le lien entre dépression, tentative de suicide et maladies cardiaques reste significatif ».

De fait, les auteurs de ces travaux indiquent : « Cette étude est la première à considérer la dépression comme un facteur de risque de maladie cardiaque, en particulier chez les jeunes. Chez les femmes, et dans la tranche d’âge considérée ici, elle semble même être un facteur plus important que les facteurs de risque traditionnels ».

La dépression induirait des mécanismes physiologiques délétères, comme la variabilité cardiaque et des perturbations hormonales (augmentation des taux de cortisol, l’hormone du stress, notamment).

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