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Un gros stress = moins de naissances de garçons !
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Des chercheurs américains ont analysé les statistiques des naissances au Chili après le tremblement de terre de Tarapaca. Les résultats sont étonnants.
Ce séisme, d’une magnitude de 7,9 sur l’échelle de Richter, avait évidemment plongé la population locale dans un état de stress majeur. Deux spécialistes, attachées à l’université de New York, ont souhaité déterminer dans quelle mesure cet événement traumatisant avait pu influer sur l’issue des grossesses en cours à ce moment-là (juin 2005). Elles ont dès lors passé en revue les certificats de naissance de tous les bébés nés au Chili entre 2004 et 2009 (âge gestationnel, sexe, poids, taille…) ; et recueilli des informations sur l’âge de la mère, les grossesses antérieures, le lieu de résidence, etc. Un travail colossal, donc. Les résultats sont publiés dans la revue « Human Reproduction ».
Il apparaît, d’abord, que les femmes qui ont été fortement exposées au tremblement de terre au cours de leur deuxième ou troisième trimestre de grossesse ont été « légèrement » plus à risque d’accouchement prématuré ; avec un effet plus prononcé lorsqu’il s’agissait d’un bébé de sexe féminin. Mais le plus étonnant porte sur le ratio garçons-filles. En effet, alors que celui-ci est « normalement » de 51-49 pour 100 naissances vivantes, il s’établit à… 45-55 après exposition de la femme enceinte au tremblement de terre.
En d’autres termes, ce stress majeur a eu des conséquences très nettes en termes de viabilité des fœtus mâles ; alors que l’impact, pour les filles, s’exprime plutôt par la durée de gestation. Aucune explication formelle n’est avancée, encore qu’un processus hormonal lié au stress – avec effet de cascade, à haut risque pour les garçons – est fortement soupçonné.















