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Risque d'infarctus et d'AVC : n'arrêtez pas votre aspirine
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L’aspirine est un médicament de choix dans la prévention des complications de l’athérosclérose, mais il est très important de ne pas interrompre le traitement.
L'aspirine, et plus exactement l’acide acétylsalicylique (commercialisé sous diverses marques), agit comme antiagrégant plaquettaire, ce qui prévient la formation des caillots de sang. Dans un contexte d’athérosclérose, elle présente un intérêt majeur en prévention primaire et secondaire de la maladie cérébrovasculaire (AVC) et cardiovasculaire (infarctus), mais pour qu’elle soit efficace, il faut la prendre « à vie » et sans discontinuer.
Une équipe suédoise (université d’Uppsala) confirme toute l’importance de ce schéma strict. Quelque 600.000 patients sous aspirine et âgés de plus de 40 ans ont été suivis pendant cinq ans. Les chercheurs ont analysé l’évolution de l’état de santé de ceux (80%) qui avaient pleinement adhéré au traitement pendant la première année. Il s’avère que lorsque l’aspirine est interrompue ensuite, le risque de souffrir d’un AVC ou d’un infarctus augmente de 37% par rapport à ceux qui ont poursuivi le traitement. Le risque s’accroît très vite après l’arrêt et ne baisse pas par la suite.
Sauf hémorragie ou procédure chirurgicale, il est donc vital que l’aspirine à faible dose soit prise tous les jours, sans discontinuer.














