Troubles du sommeil pendant et après un cancer ou une chimiothérapie
- Troubles du sommeil en cas de cancer ou de chimiothérapie
- Causes des troubles du sommeil liés au cancer ou à la chimiothérapie
- Fatigue et troubles du sommeil pendant et après un cancer ou une chimiothérapie : un cercle vicieux
- Pourquoi les troubles du sommeil persistent-ils après un traitement contre le cancer ou une chimiothérapie ?
- Conseils pour mieux dormir en cas de cancer ou de chimio
- Quand faut-il demander de l’aide ?
dossier
De nombreux patients atteints de cancer, sous chimiothérapie ou ayant terminé leur traitement, souffrent de troubles du sommeil. Elles ont des difficultés à s'endormir, un sommeil agité ou ne se sentent pas reposées au réveil. Ces problèmes peuvent survenir pendant la maladie et le traitement et persister ensuite. Ils ont un énorme impact sur le quotidien. Nous vous expliquons comment ces troubles du sommeil surviennent et quelles solutions envisager.
Troubles du sommeil en cas de cancer ou de chimiothérapie
Les troubles du sommeil sont fréquents chez les personnes atteintes de cancer, aussi bien chez celles qui suivent une chimiothérapie que chez celles qui ont terminé leur traitement. Selon des sources néerlandaises et belges, environ un tiers, voire la moitié des patients, souffrent de troubles du sommeil pendant la maladie ou après un traitement oncologique. Ces problèmes peuvent être passagers ou chroniques, et avoir un impact important sur la vie quotidienne et la qualité de vie.
Un trouble du sommeil pendant un cancer ne se limite pas à un manque de sommeil. Il entame surtout la qualité du sommeil. Les plaintes les plus fréquentes sont les suivantes :
- des difficultés à s’endormir
- des réveils nocturnes
- des réveils précoces
- un sommeil non-réparateur
- un rythme jour-nuit perturbé
Les troubles du sommeil peuvent aggraver des symptômes tels que la fatigue, les difficultés de concentration, l'irritabilité et la tristesse. Ils nuisent au fonctionnement quotidien et peuvent rendre la convalescence après un cancer ou une chimiothérapie encore plus difficile.
Causes des troubles du sommeil liés au cancer ou à la chimiothérapie
© Getty Images
Les troubles du sommeil liés au cancer et à la chimiothérapie peuvent avoir différentes causes :
- L’impact du diagnostic : un diagnostic de cancer est une source de stress, d’angoisse et d’incertitude, qui peut empêcher de trouver le sommeil le soir. Le sommeil devient alors moins profond, surtout pendant la période entourant le diagnostic et les traitements.
- Conséquences des traitements oncologiques : la chimiothérapie peut perturber le rythme naturel veille-sommeil. De plus, des effets secondaires comme la douleur, les nausées, les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes ou l’agitation peuvent nuire à la qualité du sommeil.
- Modifications hormonales et physiques : certains traitements entraînent des changements hormonaux et physiques, comme une ménopause précoce ou des fluctua tions des hormones du stress. La douleur, les fluctuations de poids et la baisse de la condition physique peuvent également induire des troubles du sommeil.
Fatigue et troubles du sommeil pendant et après un cancer ou une chimiothérapie : un cercle vicieux
De nombreux patients souffrent de fatigue pendant et après un traitement oncologique. Il s’agit d’une fatigue profonde et persistante qui ne s’estompe pas grâce au repos ou au sommeil. Cette fatigue ne permet pas automatiquement de mieux dormir. Au contraire : celles et ceux qui se reposent fréquemment ou font des siestes pendant la journée constatent souvent que le sommeil nocturne devient plus difficile. Ainsi, la fatigue et les troubles du sommeil associés au cancer ou à la chimiothérapie peuvent s'auto-alimenter, créant un cercle vicieux.
Pourquoi les troubles du sommeil persistent-ils après un traitement contre le cancer ou une chimiothérapie ?
Les troubles du sommeil ne disparaissent pas toujours spontanément à la fin d’un traitement oncologique. De nombreux patients sont contraints d’adapter leurs habitudes de sommeil, par exemple en se reposant davantage en journée ou en adoptant un rythme irrégulier.De plus, la peur de la rechute peut persister, tout comme des symptômes physiques résiduels ou un rythme circadien perturbé.
Si ces habitudes et ces inquiétudes persistent, le sommeil risque de rester perturbé même après la fin du traitement. Un accompagnement personnalisé peut aider à rompre progressivement ces schémas et à retrouver un sommeil réparateur.
Conseils pour mieux dormir en cas de cancer ou de chimio
Il n’existe pas de solution miracle aux troubles du sommeil pendant et après un cancer ou une chimiothérapie mais quelques ajustements peuvent contribuer à améliorer progressivement la qualité de votre sommeil.
- Adoptez une routine : levez-vous à peu près à la même heure chaque jour, même après une mauvaise nuit. Cela aide à réinitialiser votre horloge biologique.
- Méfiez-vous des siestes : se reposer en journée est permis, surtout en cas de fatigue après un traitement contre le cancer ou une chimiothérapie. Mais limitez la durée de vos siestes. Les siestes longues ou tardives rendent souvent l’endormissement plus difficile le soir.
- Limitez les stimuli avant de vous coucher : ce que vous faites avant d’aller au lit joue un rôle. Limitez le temps d’écran, les lumières fortes et les activités intenses durant l’heure précédant le coucher. Vous offrez ainsi à votre corps l’occasion de se mettre en mode repos.
- Soyez bienveillant envers vous-même : c’est peut-être le conseil le plus important. Un mauvais sommeil n’est pas un échec. Le stress ou la frustration liés à l’insomnie peuvent en réalité aggraver le problème.
Quand faut-il demander de l’aide ?
Vos problèmes de sommeil persistent plusieurs semaines ou impactent votre fonctionnement quotidien ? Parlez-en à votre médecin traitant ou à l’équipe oncologique. Ils évalueront avec vous le soutien le plus adapté à votre situation, comme des conseils pour gérer le stress et l'anxiété, des informations sur le sommeil ou une thérapie cognitivo-comportementale pour l'insomnie. Dans certains cas, une médication provisoire peut être utile.















