Un test salivaire pour diagnostiquer l’endométriose

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news L’endométriose touche environ 10 % des femmes en âge de procréer. Mais il faut parfois plusieurs années pour qu’un diagnostic soit enfin posé. Aujourd’hui, un nouveau test salivaire permettrait de détecter la maladie rapidement et de manière non invasive. En quoi consiste ce test ? Est-il plus fiable que les examens d’imagerie ?

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L’endométriose est une maladie chronique qui provoque une prolifération des tissus de l’endomètre en dehors de l’utérus. La moitié des femmes atteintes ne ressentent pas de symptômes. Pour d’autres, la maladie est associée à de graves douleurs menstruelles, des douleurs lors des rapports sexuels, des maux de dos, de la dépression ou encore des problèmes de fertilité.

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Comment l’endométriose est-elle diagnostiquée aujourd'hui ?

Aujourd’hui, l’endométriose ne peut être diagnostiquée que lors d’examens plus ou moins invasifs : toucher vaginal (et parfois rectal), échographie, IRM, hystérographie, laparoscopie.

Or, ces différentes techniques ont montré leurs limites. L'examen clinique est souvent négatif ou aboutit à un diagnostic erroné. En particulier, dans les formes minimes à modérées de la maladie. 

Pour confirmer le diagnostic d'endométriose, il faut donc souvent passer par des examens d'imagerie spécialisés tels que l'IRM ou l'échographie transvaginale. Toutefois, ces procédures ne sont pas toujours prescrites en première intention. De plus, elles présentent certaines limites. Elles ne sont pas toujours suffisamment précises et détectent rarement l’endométriose à un stade précoce. 

Résultat : Le diagnostic est retardé ou erroné et la maladie s’aggrave. 

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Test salivaire : un espoir pour des diagnostics précoces?

La société française Ziwig a récemment mis au point des tests salivaires non invasifs capables de détecter l’endométriose à un stade précoce. Un simple échantillon de salive prélevé par le médecin et envoyé en laboratoire pour analyse permettrait d’établir un diagnostic avec une fiabilité de 95 % (selon Ziwig). 

Le test salivaire a été développé à partir d’un échantillon de 200 femmes dont 153 présentaient un diagnostic d’endométriose. Concrètement, les scientifiques ont cherché à identifier chez ces patientes des biomarqueurs caractéristiques de la maladie et sont parvenus à isoler 109 microARN (petits fragments d’ARN) impliqués dans la maladie.

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Quelles sont les limites du test salivaire ?

Ce test a été développé et validé auprès d’une cohorte de patientes présentant des symptômes évoquant une endométriose. Ces résultats ne peuvent donc pas être transposés à la population générale, comme un test de dépistage généralisé, mais plutôt comme un test de diagnostic. C'est-à-dire qu’il s’adresserait à la population de patientes qui présentent des symptômes évocateurs d’endométriose. 

Dans certains cas, il pourrait être plus fiable que les tests invasifs actuels. Il permettrait également une prise en charge précoce de la maladie. 

Déjà commercialisé dans plusieurs pays, le test devrait être disponible en Belgique dans le courant de l’année 2024. 

Voir aussi l'article : Quels traitements pour lutter contre l’endométriose ?

Sources :

https://evidence.nejm.org
https://www.ncbi.nlm.nih.gov
https://www.endofrance.org
https://presse.inserm.fr



Dernière mise à jour: février 2024
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