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Molluscum contagiosum : quel traitement ?
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Le Molluscum est une lésion fréquente, qui touche surtout les enfants. Doit-on la traiter ou attendre qu’elle disparaisse spontanément ?
Ces lésions bénignes de la peau sont causées par un virus. Elles présentent un aspect caractéristique : quelques millimètres de diamètre, fermes, en forme de dôme, translucides ou rosées, parfois inflammatoires, brillantes en surface. Comme l’explique la revue médicale Prescrire, « malgré une guérison prévisible, la destruction des lésions peut être souhaitée, notamment dans le but d’éviter la dissémination du virus à d’autres parties du corps ou à d’autres personnes, ou pour des raisons esthétiques, par inconfort lié au prurit (démangeaisons), ou parfois par crainte d’éviction d’activités de groupe ».
Dans ce contexte, l’ablation par curetage et la cryothérapie à l’azote liquide éliminent les lésions dans la majorité des cas, avec principalement des douleurs au moment de l’intervention. Celles-ci peuvent être prévenues par des anesthésiques locaux voire une analgésie générale par inhalation, avec des effets indésirables possibles dans les deux cas. La cryothérapie expose à des cicatrices. Quant aux substances d’application locale, « leur efficacité est trop incertaine, et la balance risques – bénéfices peut même être défavorable », poursuit Prescrire.
Qui conclut : « En pratique, choisir d’attendre la disparition spontanée des lésions est une option raisonnable, en prenant des précautions pour éviter la transmission du virus, comme couvrir les lésions par des vêtements ou par des pansements adhésifs lors des sports collectifs, et ne pas partager le linge de toilette ni baigner l’enfant avec d’autres ».















