Témoignage sur l’énurésie : « Pour que mon histoire aide les autres »

Dernière mise à jour: juillet 2022
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témoignage

L’incontinence urinaire chez les adolescents et les adultes est plus fréquente qu’on ne le pense, même si le sujet est tabou. Bob, un jeune homme de quinze ans, a accepté de nous parler de son énurésie nocturne ("pipi au lit"), de l’impact qu’elle a eu sur sa vie et de la manière dont il en a enfin été délivré. « En parler ne me dérange pas. Ça peut aider des compagnons d’infortune. »

« C’est un problème extrêmement ennuyeux. Son origine n’était pas claire. Les médecins prétendaient que mon sommeil était trop profond mais le diagnostic était tout simple : je souffrais d’incontinence nocturne. Dans ma famille éloignée, deux enfants plus âgés avaient été victimes du même problème. Nos parents n’ont donc pas eu l’impression d’être seuls et en ont parlé ensemble. »

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Enurésie nocturne en camp et le week-end

A la maison et en vacances, la famille a géré la situation avec pragmatisme, en adaptant la literie. Bob faisait aussi partie d’un mouvement de jeunesse et partait en camp mais aussi en week-end. Dormir sous tente n’est pas évident pour une personne confrontée à ce genre de problème mais Bob s’est adapté, pendant des années : il s’obligeait à veiller le plus tard possible, pour pouvoir se rendre une dernière fois aux toilettes et ainsi éviter toute surprise. Quand il jouait de malchance, il ne lui restait qu’une chose à faire : expliquer ce qui était arrivé.

« La différence de réaction était flagrante. Mes vrais amis essayaient de comprendre et acceptaient l’existence du problème alors que les autres se moquaient de moi. »

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Guérir du pipi au lit

Bob a longtemps cherché une thérapie efficace mais il est enfin délivré de son problème. On se demande toujours comment il est possible de mettre autant de temps à trouver une solution. Il est évidemment humain d’espérer que le problème passe de lui-même. Ça semble en effet très logique mais ce n’est pas toujours la bonne attitude. Il faut chercher de l’aide quand un enfant de plus de sept ans reste incontinent. D’autre part, les parents de Bob n’ont pas ménagé leur peine pour trouver un remède, au contraire. 

Ils ont fait appel à un thérapeute quand Bob avait onze ou douze ans, qui leur a prescrit un traitement psychologique. Le garçon a suivi la thérapie assez longtemps, sans résultat. 

Bob se souvient que ses parents ont fait part de son incontinence au médecin de l’école mais sans susciter la moindre réaction. 

Le médecin traitant, au courant du problème, a conseillé à Bob de consulter un spécialiste.  

Plus tard, quand Bob a eu 14 ans, sa mère s'est tournée vers un service hospitalier, qui a enfin considéré les symptômes comme une maladie. Ce fut le début d’une nouvelle phase dans la recherche d’une solution.

Bob a d’abord suivi un traitement médicamenteux destiné à agrandir la vessie. Elle était suffisamment grande, en principe, mais un élargissement pouvait aider à combattre l’énurésie. La tentative n’a pas délivré de résultat probant et on lui a finalement prescrit un médicament contre l’énurésie tout en adaptant son style de vie. Ça n’a pas non plus amélioré son état : « Je suis tombé malade et j’ai arrêté. » 

Toujours en quête d’un remède mais sachant désormais qu’il s’agissait d’une affection, la mère de Bob a trouvé les références d’un autre hôpital sur internet. Il a repris le même médicament mais assorti de bonnes recommandations quant à son hygiène de vie. Avec succès cette fois. 

Avant ce traitement, Bob urinait dans son lit toutes les deux nuits. C’est aujourd'hui terminé. Bob et ses parents peuvent mener une existence normale, délivrés de ce souci permanent. 

Le spécialiste qui l’a guéri raconte : « Quand Bob et sa maman m’ont consulté, j’ai simplement examiné la quantité d’urine qu’il produisait la nuit, en ajoutant son pipi du matin au poids net d’une couche. Nous avons constaté qu’il produisait beaucoup d’urine la nuit et que sa vessie se contractait plus rapidement à ce moment qu’en journée. Nous avons expliqué l’origine exacte du problème à Bob et à sa mère, en laissant à Bob le choix entre deux méthodes de traitement.

Bob a alors compris pourquoi nous lui demandions de boire plus qu’à sa soif le matin et de limiter sa consommation le soir, quitte à résister à la soif. Nous lui avons également prescrit deux médicaments, l’un pour limiter la quantité d’urine produite la nuit - ce que son corps aurait dû faire par lui-même - et l’autre pour calmer sa vessie la nuit.  

Bob est rapidement devenu propre de nuit. Nous devons rester prudents et ne pas interrompre trop tôt ses nouvelles habitudes ni ses médicaments car le risque de rechute est réel. Nous lui avons expliqué qu’une rechute n’était pas grave car nous savons maintenant ce qu’il faut faire pour le débarrasser de son énurésie. »

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