Santé du cerveau : les bienfaits des champignons

Dernière mise à jour: juillet 2019 | 4858 visites
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news La consommation régulière de champignons exercerait un effet protecteur contre le déclin des fonctions cognitives : deux portions par semaine, c’est un bon rythme.

L’étude (université nationale de Singapour) a porté sur un millier de seniors suivis pendant sept ans. A intervalles périodiques, les chercheurs ont estimé leur consommation habituelle de champignons, tout en évaluant l’évolution de leur santé cognitive (mémoire, attention, raisonnement…). Ils ont tenu compte d’un éventail de paramètres : âge, sexe, statut socio-économique, tabac, alcool, hypertension, diabète, exercice physique, activités sociales…

Résultat : par rapport à celles qui mangent moins d’une portion par semaine, les personnes qui consomment au moins deux portions (300 g au total) de champignons par semaine s’exposent à un risque divisé par deux (- 57%) de développer une déficience cognitive légère. Celle-ci se traduit par des altérations des fonctions cognitives, mais pas au point de perturber la vie quotidienne et de compromettre l’autonomie. Toutefois, cette déficience peut être l’indicateur précoce d’une dégradation bien plus lourde, conduisant vers une démence (maladie d’Alzheimer).

A quoi attribuer cette action bénéfique des champignons ? A leurs composants bioactifs, et en particulier, semble-t-il, l’ergothionéine, dont on a déjà identifié les propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. D’autres substances interviendraient dans le processus protecteur. Les auteurs ajoutent : « Nos données soutiennent l’hypothèse d’un rôle potentiel des champignons pour retarder le processus neurodégénératif ».

Voir aussi l'article : Les champignons : une arme anti-vieillissement ?

Source: Journal of Alzheimer’s Disease (www.j-alz.com)
publié le : 25/07/2019 , mis à jour le 24/07/2019
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