Hypertension : à quel point fait-elle vraiment peur ?

Dernière mise à jour: juin 2018 | 3973 visites
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news L’hypertension est un facteur de risque bien établi d’accident cérébro (AVC) et cardiovasculaire. Mais il n’est pas si simple de convaincre.

Dans la grande majorité des cas, l’hypertension artérielle ne se manifeste par aucun symptôme, ce qui complique sa prise en charge. Et une proportion significative des patients hypertendus sous médicaments ne respecte pas scrupuleusement le traitement, voire l’arrête. Le bénéfice de la prise en charge de l’hypertension se traduit à moyen et à long terme. Et il n’y a pas que les médicaments : l’activité physique régulière tient une place importante, parmi d’autres adaptations du mode de vie (alimentation, alcool, tabac…).

Une équipe américaine (université de Yale) a conduit une enquête auprès de quelque 1500 adultes âgés de moins de 45 ans, affichant une pression artérielle un peu trop élevée (pas - encore ? - d’hypertension) lors d’une consultation chez le médecin généraliste. On leur a demandé de s’imaginer qu’ils présentaient une hypertension et ils ont été interrogés sur les efforts qu’ils étaient disposés à fournir pour prolonger - en toute hypothèse - leur espérance de vie de six mois, un an ou cinq ans.

Le médicament. Huit répondants sur dix (79%) sont prêts à prendre un comprimé par jour si cela allonge leur espérance de vie de six mois, 90% d'un an et 96% de cinq ans.

L’exercice physique. Six personnes sur dix (63%) sont disposées à pratiquer une activité physique régulière pour six mois de vie en plus, 84% pour un an et 93% pour cinq ans.

Logiquement, plus le gain de vie est élevé, plus on consent à faire un effort. L’activité physique (dont le bénéfice va bien au-delà de l’hypertension) pose un problème particulier. En fait, explique le coordinateur de cette étude : « En tant que médecins, nous devons élargir le propos lorsque nous discutons avec un patient des options pour gérer la pression artérielle. Nous sommes bons lorsqu’il s’agit d’évoquer les effets secondaires, mais nous envisageons rarement les autres inconvénients ou les contraintes qui empêchent de prendre un médicament sur le long terme ou de pratiquer une activité physique. Notre étude montre que chacun attribue un poids spécifique aux plus et aux moins des interventions visant à améliorer la santé cardiovasculaire. Nous devrions davantage mettre l’accent sur le gain d’espérance de vie afin de susciter une meilleure adhésion ».

Source: American Heart Association (www.heart.org/HEARTORG)
publié le : 09/06/2018 , mis à jour le 08/06/2018
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