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Voyages : attention à la bilharziose

Dernière mise à jour: janvier 2017 | 8076 visites
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news La schistosomiase, ou bilharziose, est une maladie parasitaire qu’on peut contracter pendant une baignade dans de l’eau douce contaminée. Cela se produit principalement en Afrique, mais bien d'autres régions du monde sont concernées.

Il s’agit d’une infection provoquée par un parasite. La contamination se produit par le contact de la peau avec une eau infectée par de l’urine ou des matières fécales. Les larves du parasite se fixent sur la peau pendant la baignade. Il ne leur faut que 10 minutes pour traverser la peau et emprunter le chemin vers les vaisseaux sanguins, les intestins et la vessie, où elles arrivent à maturité et pondent de nouvelles larves qui sont éjectées par l’urine et les selles.

Les symptômes

La première fois que la contamination se produit, l’infection peut être associée :

• à une forte fièvre avec des symptômes pseudo-grippaux
• à une toux persistante, voire à de l’asthme
• à une inflammation de la vessie et/ou de la paroi intestinale

Dans des cas très rares, les larves atteignent le système nerveux et causent une paralysie.

En cas de contacts répétés dans l’eau contaminée, après des années, l’infection peut causer des atteintes irréversibles à différents organes (poumons, voies urinaires, foie…).

Quand un touriste est infecté, il s’agit rarement d’une infection massive et le risque de développer des complications est très faible. Parfois, il s’agit juste de démangeaisons. Quand les symptômes touchent une personne, d’autres membres de sa famille qui ont nagé dans la même eau sont souvent infectés aussi. Il convient donc de les examiner et, si nécessaire, de les traiter.

Quand la schistosomiase aiguë est détectée chez des voyageurs, il est conseillé aux autres voyageurs du groupe de se faire tester, même s'ils ne présentent aucun symptôme.

Les précautions

Il est absolument déconseillé de pagayer ou de nager dans l’eau douce dans les zones où le parasite sévit. Se sécher vigoureusement après une baignade diminue le risque d’infection, mais n’offre aucune garantie.

Il n’existe pas de vaccin ou de médicament préventif. Le traitement à prendre après une baignade dans de l’eau potentiellement contaminée (proposé dans certains pays) peut être dangereux.

Les zones à haut risque

En Afrique, le lac Victoria, le lac Taganyika (Ouganda), le Nil (Egypte, Ouganda), le lac Crater (Ouganda), le lac Kivu (Rwanda), le lac Muhazi (Rwanda), le fleuve Congo (RDC, Tanzanie, Burundi), l'Omo (Ethiopie), la vallée de Dogon (Mali), le lac Malawi (Malawi), les rivières à Madagascar et le Zambèze (Zambie, Zimbabwe).

En Asie, le fleuve Mékong (Laos) et les rivières aux Philippines.

En Amérique du Sud, au nord-est du Brésil (près de Fortaleza).

Très récemment, plus de cent cas de schistosomiase ont été signalés dans le sud-est de la Corse par contact avec de l'eau dans le Cavu.

Le site de l’Institut de médecine tropicale fournit des cartes actualisées des zones infectées (www.itg.be/itg/GeneralSite/Default.aspx?L=F&WPID=835&MIID=706).

Le risque est plus élevé dans l’eau stagnante, mais aussi dans les rivières.

Quand passer un test ?

Si aucun symptôme n’apparaît, un test est possible 3 mois après l’exposition. Il sera réalisé sur du sang, des urines et des selles. Si des symptômes apparaissent, le test peut être fait plus tôt.

Le traitement

La maladie peut être bien traitée avec une dose unique de praziquantel.

En cas de complications graves, le traitement est plus difficile et la guérison beaucoup plus longue.

En cas de lésions internes, des médicaments peuvent éliminer les larves mais les lésions sont irréversibles.

Dans des cas exceptionnels, des complications graves peuvent survenir, comme une paralysie.


publié le : 18/01/2017 , mis à jour le 17/01/2017
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