Votre cerveau fonctionne-t-il en « mode SMS » ?

Dernière mise à jour: juillet 2019 | 6409 visites
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news L’envoi de textos s’appuierait sur une activité cérébrale bien particulière, baptisée « texting rhythm ». En tout cas, ce serait le cas chez un utilisateur sur cinq.

Pourquoi 20% ? Qu’ont-ils de particulier ? Les chercheurs l’ignorent, mais ils poursuivent leurs travaux pour essayer de le déterminer. La première phase a réuni des personnes âgées de 18 à 71 ans (36 ans en moyenne), suivies pendant 16 mois par une équipe américaine (Mayo Clinic). A intervalles réguliers, leur activité cérébrale a été analysée par électroencéphalographie (EEG) pendant des activités différentes : écriture d’un SMS avec un smartphone, appel avec le même appareil, mouvements des doigts et des yeux dans d'autres circonstances, tests cognitifs (mémoire, raisonnement…) et de calcul, tâches de langage…

Les ondes cérébrales ont été comparées et les spécialistes ont donc isolé, chez 20% des participants, une configuration bien particulière et reproductible – « texting rhythm » - pendant la rédaction d’un SMS. Ces ondes étaient absentes lors des autres activités proposées dans cette expérience, et leur manifestation était indépendante de l’âge et du sexe, notamment. « Nos résultats suggèrent une nouvelle forme d’altération neurophysiologique des circuits cérébraux, spécifiquement associée à cette technologie et déclenchée uniquement par l’usage de ces appareils électroniques », indiquent les chercheurs.

La question consiste à comprendre les mécanismes qui interviennent dans ce processus, et la raison pour laquelle il n’a été observé que chez une personne sur cinq. Peut-être des nuances n’ont-elles pas été détectées chez les autres ? On ajoutera qu’au-delà de la mise en évidence de ce phénomène, les auteurs soulignent une conséquence pratique : la configuration « texting rhythm » (ou une variante) serait incompatible avec des tâches comme la conduite automobile. Autrement dit, c'est la confirmation qu'il est impossible de faire les deux en même temps, en tout cas en toute sécurité…

Source: Epilepsy & Behavior (www.journals.elsevier.com/e)
publié le : 03/07/2019 , mis à jour le 09/07/2019
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