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Maladie d’Alzheimer : le cerveau mal protégé ?

Dernière mise à jour: septembre 2016 | 8521 visites
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news Un cerveau moins bien protégé contre les microbes et les toxines : cette altération pourrait-elle contribuer au développement de la maladie d’Alzheimer ?

A ce stade, ce n’est qu’une hypothèse (déjà évoquée d'ailleurs). Une équipe néerlandaise (universités de Maastricht et de Leiden) a examiné par résonance magnétique le cerveau de patients présentant une forme légère (débutante) de la maladie d’Alzheimer, et a comparé ces données avec celles obtenues auprès de personnes du même âge n’en souffrant pas.

L’attention s’est concentrée sur la barrière hémato-encéphalique (hémato-méningée), une structure extrêmement importante puisqu’elle assure un rôle crucial de protection en contrôlant et en filtrant les substances qui passent de la circulation sanguine vers le milieu dans lequel baignent les cellules nerveuses. Ceci permet le transit des éléments indispensables au fonctionnement du cerveau, tout en bloquant les toxines et les agents pathogènes. Néanmoins, cette protection n’est pas absolue, et elle peut être fragilisée lors de certaines maladies, alors que des microbes parviennent à la franchir (à titre d’exemple, on peut citer le VIH). En ce qui concerne Alzheimer, cette altération, la porosité en fait, a été évoquée par le passé comme un facteur possible du développement de la maladie.

Les chercheurs néerlandais semblent conforter cette thèse, puisqu’il apparaît qu’en effet, la barrière hémato-encéphalique présente bien plus de « fuites » - la différence est qualifié de « significative » - en présence d’un Alzheimer léger qu’en l’absence d’Alzheimer, et ceci est constaté dans l’ensemble du cerveau (matière grise totale, matière grise profonde, matière blanche, cortex…). Ils parlent de « dysfonctionnement global », associé à un déclin cognitif. Leur commentaire : « Une barrière hémato-encéphalique compromise pourrait faire partie d’une cascade d’événements pathologiques qui conduisent vers le déclin cognitif et la démence ». Le conditionnel reste donc encore de mise.

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