Urticaire chronique spontanée : symptômes et traitements

Dernière mise à jour: mars 2016 | 11242 visites
123-jeuk-eczeem-huiduitslag-arm-170-02.jpg

conseil L’urticaire chronique spontanée (ou idiopathique) est encore trop souvent confondue avec un eczéma ou une allergie. Quels sont ses symptômes les plus caractéristiques et les traitements possibles ?

L’urticaire chronique spontanée se caractérise par l’apparition sur la peau de papules, d’angio-oedèmes, ou les deux, depuis au moins 6 semaines (pour être qualifiée de chronique), en raison de causes connues ou le plus souvent inconnues.

Elle doit être impérativement être distinguée d'autres formes d'urticaire comme l'urticaire dermographique symptomatique, l'urticaire au froid ou l'urticaire au chaud, l'urticaire à la pression, l'urticaire solaire, l'urticaire de contact ou encore aquagénique.

Ce sont surtout les démangeaisons exacerbées et très invalidantes, responsables d'un taux élevé d'absentéisme, voire à long terme de dépression et d'isolement social, qui sont les plus pénibles pour le patient.

Les traitements

Traitement de première intention. Antihistaminique H1 de deuxième génération à raison d'un comprimé par jour. C'est en général le généraliste consulté en urgence qui prescrit ce traitement. Il peut également prescrire des corticostéroïdes oraux ou locaux pour atténuer les démangeaisons.

Si les symptômes persistent après 2 semaines. Des examens sanguins, des tests allergiques parfois des radios des poumons seront recommandés par le généraliste. Dans la plupart des cas, il renverra le patient vers un dermatologue. Ce dernier prescrira en deuxième intention des antihistaminiques H1 de seconde génération à des dosages plus importants (allant jusqu'à 4 doses par jour).

Si les symptômes persistent après 1 à 2 mois. Le dermatologue, après avoir éliminé certaines maladie sous-jacentes, prescrira un traitement dit de troisième intention : de l’omalizumab (300 mg - injections tous les mois) ou de la ciclosporine A (voie orale - effets secondaires parfois importants et bilans sanguins et hépatiques réguliers sans oublier un contrôle systématique de la pression artérielle) et un anti-leucotriènes par voie orale (montelukast).

Ces traitements suspensifs seront parfois observés durant de longs mois, voire des années, car l'urticaire chronique spontanée peut rester latente. C'est d'autant plus vrai que chez près de 9 patients sur 10 la cause ne sera jamais trouvée. Et c'est là que réside bien souvent le noeud du problème. Les urticariens s'infligent parfois des régimes alimentaires restrictifs sans aucune preuve scientifique à l'appui attestant de leur efficacité.

Le mieux, en cas de doute, est de consulter un dermatologue ou service de dermatologie universitaire spécialisé.

Source: B.Simon - Dermatologie UCL - Dr de Montjoye(UCL/St.Luc).
publié le : 19/03/2016 , mis à jour le 30/03/2016
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci