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Mon chat perd ses poils : dois-je m'inquiéter ?

Dernière mise à jour: août 2015 | 28602 visites
Dans cet article
Mon chat perd ses poils : dois-je m'inquiéter ?

dossier Un beau pelage est un indice important de la bonne santé du chat. A contrario, des soucis sur ce plan doivent inciter à se montrer vigilant.

Le poil se compose d’une racine (enfouie) et d’une tige (la partie visible). Les poils poussent, puis meurent et tombent en permanence, ce processus est naturel. Dans certaines circonstances, les pertes sont plus massives. Ces chutes peuvent présenter un caractère banal ou refléter un vrai problème.

Comment faire la part des choses ?

Ce qui est normal

Le chat perd beaucoup plus de poils à certaines périodes de l’année. Il s’agit de chutes saisonnières, liées aux mues : la mue d’automne (remplacement du poil d’été par le pelage d’hiver, plus fourni) et la mue du printemps (perte du poil d’hiver). La gestation et la mise bas peuvent également induire une perte de poils importante.

A propos des mues, le fait qu’un chat vive beaucoup à l’intérieur (températures constantes, éclairage artificiel…) peut considérablement perturber ce cycle : il est assez fréquent qu’un chat perde alors ses poils tout au long de l’année.

Ce qui n’est pas normal

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1° - L’alimentation. Un déséquilibre alimentaire (insuffisance de protéines, d’acides gras polyinsaturés, de vitamines…) est responsable d’un pelage terne, d’une mue importante et, dans les cas de malnutrition, de pertes massives de poils. Il faut aussi tenir compte d’une possible allergie alimentaire, avec de fortes démangeaisons et l’apparition de plaques rouges sur la peau.

2° - L'état de santé. La perte de poils peut être primaire (avec atteinte directe du poil) ou secondaire (en raison du léchage et du grattage). Un éventail de problèmes de santé peuvent être à l’origine d’une altération du pelage (il faut aussi tenir compte d’autres symptômes, comme une perte d’appétit, un amaigrissement, des rougeurs, des boutons…). Retenons quatre soucis parmi les plus fréquents.

Les parasites

La teigne est une mycose provoquée par un champignon microscopique qui se nourrit littéralement du poil et va ainsi dénuder des zones entières du pelage (en particulier sur la tête, le dos et les cuisses). Les démangeaisons sont rares, certains chats sont porteurs asymptomatiques (sans perte de poils), ce qui n’empêche pas que la teigne est très contagieuse (pour les autres animaux et dans certains cas pour l’homme).
La gale (causée par un acarien) provoque une chute des poils secondaire, en raison d’intenses démangeaisons.
La démodécie affecte les animaux dont le système immunitaire est affaibli. Ici aussi, un acarien est en cause : le demodex colonise les follicules pileux, avec dépilations localisées (sur la face, en général). Banale dans la plupart des cas, et ne provoquant pas de démangeaisons, cette maladie parasitaire peut néanmoins revêtir une forme généralisée.
La dermatite par allergie aux piqûres de puces. Une allergie à la salive de cet insecte, en fait. Une seule piqûre peut provoquer des démangeaisons extrêmement intenses. La perte de poils (cuisses, bas du dos…) est consécutive à un léchage et à un grattage frénétiques, parfois jusqu’au sang. L’application d’un traitement antipuces est indispensable.

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Les troubles du comportement

Certains chats particulièrement sensibles au stress et à l’anxiété ont tendance à se lécher outre-mesure (les flancs et le ventre sont particulièrement concernés), provoquant alors une irritation de la peau et une chute des poils. Ces zones sont propices à l’infection.

Les allergies

Nous avons évoqué l’allergie alimentaire et celle liée à la salive des puces. Le chat peut aussi être touché par les allergies saisonnières (pollen), ainsi qu’aux poussières de maison (qui abritent quantité d’acariens). Ici aussi, la perte de poils est de nature secondaire.

Les hormones

Dans la mesure où la pousse des poils est influencée par certaines hormones, une perturbation de leur équilibre peut induire des manifestations cutanées, et notamment révéler une maladie sous-jacente.

Dans tous les cas, une perte anormale de poils doit inciter à se tourner vers le vétérinaire. Et au plus vite, au mieux, bien évidemment.


publié le : 13/12/2012 , mis à jour le 08/08/2015
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