Biberon : les dix questions que se posent les mamans

Dernière mise à jour: août 2015 | 73692 visites

dossier Durant la première année, l'alimentation du bébé est étroitement liée à son développement. La croissance du nourrisson est très rapide, qu'il s'agisse de son poids, de sa taille ou du volume de son cerveau. Ses apports alimentaires doivent donc répondre à des besoins spécifiques, auxquels il est indispensable de se montrer particulièrement attentif.

L'allaitement au sein est recommandé jusqu'à l'âge de 6 mois. Ce dossier est consacré aux laits pour biberon.

1° - Les différents laits pour bébé

L’offre est diversifiée. Il n’est d’ailleurs pas toujours évident de distinguer les laits premier âge, les laits deuxième âge, les laits de suite, qui marquent le début de la diversification alimentaire, ou les laits de croissance.

kind-fv-melk-170_400_03.jpg
De manière schématique, on peut subdiviser les laits en trois catégories.

Le lait premier âge (ou lait maternisé). Il répond aux besoins nutritionnels du nourrisson de la naissance à 4 ou 6 mois. Il se rapproche du lait maternel par sa composition en protéines, en glucides et en lipides. Il est enrichi en vitamine D, et parfois en autres nutriments (vitamine C, fer...). Si votre bébé est insatiable, difficile, parlez-en au pédiatre et ne tentez rien par vous-même, comme augmenter drastiquement le nombre de biberons ou passer à un autre type d'alimentation.

Le lait deuxième âge (ou lait de suite). Il accompagne la diversification alimentaire. Celle-ci ne doit pas démarrer trop tôt (elle peut débuter idéalement à 6 mois et jamais avant 4 mois) et doit se faire progressivement.

Le lait de croissance prendra le relais à partir de l'âge de 1 an et jusqu'à environ 3 ans. Il fournit à l'enfant les doses nécessaires en vitamines, en fer, en protéines, en acides gras essentiels, en sels minéraux... Le lait de vache peut être intégré à partir de douze mois, mais il n'est pas suffisant sur un plan nutritionnel (risques de carences).

On mentionnera également les laits spécifiques proposés en cas de régurgitations ou d’intolérance au lactose et sur avis médical.

2° - Quelle quantité de lait mon bébé doit-il boire ?

fv-baby-hand-170_560_06.jpg
• Durant les 6 premiers mois, de 150 à 180 ml par kg et par jour.
• De 6 à 12 mois, l’apport sera d’au moins un demi-litre par jour, en combinaison avec des panades de fruits et des purées de légumes.

Un schéma nutritionnel est fourni lors du séjour à la maternité. par âge et poids. Il pourra être adapté par la suite en concertation avec le pédiatre ou dans le cadre d'une consultation d'accompagnement post-natal (notamment l'Office de la naissance et de l'enfance, à Bruxelles et en Wallonie).

3° - A quelle fréquence faut-il donner le biberon ?

Aucune règle formelle n'existe sur ce plan. Biberon à la demande ou horaire fixe : comme pour la tétée, chaque mère adaptera son approche en fonction des circonstances.

La majorité des nourrissons boivent six biberons par jour, avec des intervalles de trois à quatre heures. Si l'enfant en demande davantage ou de manière trop rapprochée (une à deux heures après avoir bu, par exemple), il sera utile d'en parler au médecin.

Mais il ne faut pas s'inquiéter trop vite : ainsi, vers le deuxième mois, le bébé connaît un pic de croissance qui peut se traduire par une demande plus importante de nourriture. Il s'agit d'un processus naturel, limité dans le temps. Par la suite, le rythme devrait à nouveau se stabiliser à cinq ou six biberons quotidiens.

4° - Comment préparer un biberon ?

Inutile d'insister sur le fait que l'hygiène (en particulier des mains) doit être irréprochable. La préparation peut être envisagée de deux manières : biberon par biberon ou la quantité totale nécessaire pour un jour.

Par biberon. Versez de l'eau tiède dans un biberon stérilisé. Ajoutez-y le contenu de la dosette de lait en poudre : une dosette de poudre pour 30 ml d’eau. Fermez le biberon (sans la tétine) et roulez-le entre vos mains. Agitez ensuite jusqu’à dissolution de la poudre de lait.

Pour la journée. Tout repose bien entendu sur une estimation des besoins quotidiens du bébé. Ainsi, pour 600 ml de lait, prévoyez 540 ml d’eau tiède et dix-huit mesures de poudre. Le rapport est toujours, ici aussi, d'une dosette pour 30 ml d'eau. Mélangez minutieusement et remplissez les biberons. Ceux-ci seront conservés au réfrigérateur, et jamais plus de vingt-quatre heures.

5° - Quelle eau dois-je utiliser ?

fv-speen-170-400_12.jpg
Toutes les eaux ne conviennent pas à la préparation des biberons.

• L'eau du robinet doit être bouillie durant au moins cinq minutes, notamment pour diminuer le taux de nitrates.
• Jamais d'eau gazeuse ou même légèrement pétillante.
• De préférence une eau minérale pauvre en sodium.

Il est préférable de choisir une eau dont la bouteille mentionne qu'elle est adaptée à la préparation d'un biberon.

6° - Comment donner le biberon ?

Considérez ce moment comme des instants de relaxation, de tendresse, de partage.

La température du lait doit être parfaite. Le biberon peut être réchauffé dans un chauffe-biberon, au bain marie ou au micro-ondes. Le test - bien connu - consiste à agiter la bouteille et à verser une goutte de lait sur le dos de la main. Si la sensation est agréable, c'est que la température est correcte.

Tenir le biberon à la verticale : la tétine sera complètement remplie et le nourrisson n’avalera pas trop d’air. Laissez-le boire à son aise, sans pour autant dépasser la demi-heure.

Le réglage de la tétine trois vitesses demande un petit temps d'adaptation (en fonction de l'appétit de l'enfant, de son rythme d'ingestion et de la consistance des aliments).

Le lait qui n'a pas été bu sera jeté.

7° - Que faire si bébé vomit ?

baby-braken-melk-170_400_09.jpg
Il est important de faire la distinction entre les régurgitations et les vomissements.

La régurgitation se manifeste par le reflux d’un peu de lait dans la bouche. Le vomissement implique bien davantage de nourriture expulsée, de manière explosive ou non, pendant ou après le repas.

Un vomissement ponctuel ne doit pas inquiéter outre-mesure. Toutefois, si cela se produit régulièrement, il est nécessaire de s'adresser au pédiatre (en lui fournissant des informations sur le moment où ils surviennent, si le bébé a tendance à faire de la fièvre, si ses selles sont molles...).

8° - Mon bébé peut-il être allergique au lait de vache ?

Le risque qu’un nourrisson soit allergique au lait de vache est très faible (les antécédents allergiques dans la famille augmentent la probabilité).

La forme la plus courante d’allergie au lait de vache s'explique par une allergie aux protéines présentes dans ce lait, avec les symptômes suivants : crampes abdominales, éruptions cutanées, diarrhée, vomissements, troubles respiratoires, agitation. Le traitement consiste en l’éviction du lait de vache (et tous les produits contenant ces protéines allergisantes). L’allergie disparaît généralement après l’âge de 2 ans.

Dans les cas d’intolérance au lactose, l'enfant ne supporte pas ce glucide présent dans le lait et il peut souffrir de crampes, de ballonnements, de flatulences et de diarrhée. Ici aussi, la prise en charge repose sur l'éviction du lactose, en proposant par exemple du lait de soja.

9° - Que faire lorsque mon bébé a de la diarrhée ?

baby-pasgeb-1-huilen-170-400_09.jpg
Les bébés nourris au biberon font habituellement leurs gros besoins tous les jours (la situation est beaucoup plus variable pour les enfants allaités au sein).

On parlera de diarrhée à partir du moment où l'enfant présente des selles liquides plus de cinq fois par jour. Le grand danger réside dans le risque de déshydratation : il est donc important de se tourner vers le pédiatre, a fortiori si le nourrisson fait de la fièvre et si son comportement vous paraît anormal (apathie soudaine ou au contraire grande agitation...).

10° - Un bébé a-t-il besoin de suppléments de vitamines ?

Un surdosage en vitamines peut engendrer des conséquences graves pour le bébé. Il ne faut jamais lui en administrer de sa propre initiative : seul le pédiatre est à même de décider si une supplémentation est nécessaire, à quelles doses et selon quelles modalités.


publié le : 14/03/2013 , mis à jour le 08/08/2015
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci