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Fusillade au collège : l’alcool et la drogue pour oublier

Dernière mise à jour: juillet 2012 | 4020 visites
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news Dans les mois qui ont suivi la fusillade au collège Dawson (Montréal), un nombre important d’étudiants sont devenus dépendants à l’alcool et à la drogue.

Cinq pour cent des filles, 7% des garçons : c’est le proportion d’élèves de cet établissement qui ont connu – alors qu’ils n’y avaient jamais été confrontés auparavant - des problèmes de dépendance après les tragiques événements survenus en septembre 2006. Ce jour-là, Kimveer Gill avait fait feu dans l’établissement scolaire, tuant une jeune femme et faisant une vingtaine de blessés, parmi lesquels Hayder Kadhim, qui participera à la saison 2 de Secret Story.

Doctorante en criminologie, Natasha Dugal a entrepris d’évaluer les conséquences de cette fusillade sur la consommation de substances psychoactives parmi les étudiants. Ses recherches s’inscrivaient dans un contexte plus large, impliquant une dizaine de spécialistes en santé mentale. Il est donc apparu que la fusillade avait eu des conséquences directes et très évidentes en termes d’addiction à l’alcool et aux drogues. Le phénomène avait déjà observé chez les militaires de retour d’opérations, mais pas encore aussi clairement dans une population civile.

Des différences entre hommes et femmes

Natasha Dugal a également observé que les hommes et les femmes ne réagissent pas de la même manière. « Les garçons sont plus vulnérables à des éléments objectifs, comme le fait d’avoir vu le tueur, alors que les filles vivent le traumatisme de manière plus subjective. Comment se sentaient-elles alors ? Que se passait-il dans leur vie à ce moment-là ? » Elle ajoute : « Les hommes consomment l’alcool ou la drogue pour se donner le courage de renouer avec des habitudes de leur vie d’avant, ressentir de l’intérêt, du plaisir… ; alors que pour les femmes, il s’agirait plutôt de retrouver le calme, face à des sursauts d’anxiété, à des troubles du sommeil… »

En tout état de cause, ces recherches devraient permettre d’organiser une prise en charge mieux adaptée aux conséquences d’événements aussi dramatiques.

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