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Comment reconnaître la douleur chez le chat

Dernière mise à jour: mai 2012 | 17577 visites
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news Le chat est assez peu démonstratif lorsqu’il souffre. Des signes peuvent néanmoins permettre d’identifier la douleur.

Comme l’explique le Dr Michel Pepin, un spécialiste québécois du comportement animal, « contrairement aux chiens qui sont plus démonstratifs dans la douleur et désirent partager leurs souffrances avec la meute par maints gémissements, les chats ont tendance à ne jamais vouloir dévoiler leur faiblesse. Ils vont souvent préférer s’isoler pour ne pas être dérangés, dans l’espoir de se reposer et de guérir. Tout cela a pour conséquence qu’il est parfois très difficile de percevoir la maladie ou le mal qui les habitent ».

A l’occasion d’un congrès de médecine féline, une vétérinaire américaine, Sheilah Robertson (université de Floride) a consacré un exposé à l’identification de la douleur par l’interprétation des expressions faciales du chat.

Poil terne, perte d'appétit...

Première observation : il apparaît que les paramètres biologiques « classiques » destinés à évaluer l’intensité de la douleur (rythmes cardiaque et respiratoire, température corporelle…) ne permettent pas, chez le chat, de diagnostiquer avec certitude la souffrance ; dans la mesure où la réaction « naturelle » au stress diffère considérablement d’un individu à l’autre et risque de confondre les résultats.

Chez le chat souffrant, « les deux éléments les plus faciles à examiner sont la tension entre les yeux et l’ouverture des paupières », précise le Dr Pepin. Et parmi les autres éléments à prendre en considération, on retiendra la facilité à se déplacer ou la volonté de rester prostré, l’apparence terne du poil, la perte d’appétit, la baisse de curiosité, le manque de réaction aux stimulations auditives (bruits) ou un léchage excessif à un endroit donné du corps.

Une grille d’évaluation (rédigée en anglais, mais relativement facile à interpréter) est disponible à l’adresse www.webcastor.fr/sff/pain_scale_feline.pdf. Elle repose sur une échelle de la douleur comprise entre zéro et quatre ; sachant qu’à partir de deux, une prise en charge médicamenteuse peut s’avérer nécessaire, après avis du vétérinaire, bien entendu.


publié le : 28/02/2012 , mis à jour le 08/05/2012
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