Traumatisme crânien : les signaux d’alerte

Dernière mise à jour: juin 2012 | 7539 visites
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news Des signes cliniques permettent d’évaluer rapidement la gravité initiale d’un traumatisme crânien et de décider de la conduite à tenir.

La revue médicale française « Prescrire » a publié une synthèse des données à prendre en considération face à un traumatisme crânien. Cet avis est avant tout destiné aux médecins, mais il peut être utile, pour chacun, d’en retenir une série d’éléments.

« Les traumatismes crâniens sont fréquents et le plus souvent bénins », lit-on. « Cependant, certains se compliquent d’hémorragies intracrâniennes et sont mortels. C’est l'une des principales causes de décès chez les enfants ». Une attention particulière sera donc accordée aux plus jeunes.

Le « score de Glasgow » évalue trois aspects de la vigilance permettant de soupçonner une lésion intracrânienne grave : ouverture des yeux, réponse verbale, et réponse motrice à des ordres ou à une douleur. « En cas d’anomalie de ce score, le patient doit être rapidement orienté vers un service d’urgence disposant d’un scanner ; l’examen de premier choix pour diagnostiquer une lésion intracrânienne grave. »

Des signes en fonction de l'âge de l'enfant

Des signes cliniques spécifiques permettent d’évaluer la gravité du traumatisme et d’évoquer une lésion intracrânienne en fonction de l’âge. Chez les enfants de moins de 2 ans : perte de connaissance égale ou supérieure à cinq secondes, traumatisme violent, trouble de la vigilance, hématome du cuir chevelu, fracture du crâne palpable, comportement anormal. « A l’inverse », poursuit la revue « Prescrire », « quand aucun de ces signes n’est présent, une lésion intracrânienne grave est exclue avec un risque d’erreur proche de zéro ».

Chez les enfants de plus de 2 ans, les signes évoquant une atteinte grave sont : perte de connaissance, trouble de la vigilance, vomissements répétés, maux de tête sévères, signe clinique de fracture du crâne, traumatisme violent.

« Si le risque de lésion intracrânienne grave est faible mais non nul, une surveillance de quelques heures aux urgences permet de décider l’utilité d’un scanner cérébral. Quand le traumatisme est apparemment bénin, une surveillance à domicile est souhaitable pendant quarante-huit heures. »

Le message étant qu’au moindre doute, il est crucial de consulter un médecin.


publié le : 29/12/2011 , mis à jour le 26/06/2012
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