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L’alcool se fiche pas mal de nos erreurs !

Dernière mise à jour: juillet 2012 | 6775 visites
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news La consommation d’alcool n’affecte pas la conscience de commettre des erreurs, mais réduit notablement l’intensité avec laquelle nous nous en inquiétons.

L’alcool altère le comportement, c’est une évidence. Mais de quelle manière ? Une équipe de chercheurs de l’université du Missouri a conduit une expérience qui tend à démontrer que la consommation d’alcool ne réduit pas notre conscience de mal agir, mais atténue sensiblement la préoccupation ou la gêne que cela occasionne.

Pour aboutir à cette conclusion, les psychologues ont constitué un panel de volontaires âgés de 21 à 35 ans. Ils leur ont demandé de réaliser une série de tâches précises sur ordinateur ; sachant qu’un tiers de participants avaient préalablement absorbé de l’alcool, un autre tiers un placebo (substance inactive), et rien pour les autres.

Les spécialistes ont observé, par imagerie médicale, les modifications de l’activité cérébrale, tout en évaluant les changements d’humeur, la précision dans l’exécution des tâches et la perception que les sujets avaient de leurs compétences. Ils ont alors constaté que les volontaires ayant consommé de l’alcool se rendaient autant compte que les autres des erreurs commises, mais le « signal d’alerte » émis par le cerveau était beaucoup plus réduit.
« De plus », notent nos confrères de Maxi Sciences, « contrairement aux sujets à jeun, ils n’avaient pas le réflexe de réduire instinctivement leur vitesse d’exécution à la suite d’une erreur, et donc à se reconcentrer sur leur tâche ».

Coordinateur de cette expérience, le Pr Bartholow poursuit : « Quand nous faisons des erreurs, l’activité d’une partie de notre cerveau, dévolue au contrôle de notre comportement, s’accroît. Ceci envoie un signal d’alarme à d’autres parties du cerveau, indiquant que quelque chose ne va pas. Notre étude montre que l’alcool ne réduit pas notre prise de conscience de nos erreurs : il réduit l’intensité avec laquelle nous nous inquiétons de faire ces erreurs ». En sachant, ajouterons-nous, que l’on parle ici d’ingestion significative mais somme toute « raisonnable » d’alcool, et qu’au-delà d’une certaine quantité, on ne contrôle plus rien du tout.


publié le : 05/12/2011 , mis à jour le 19/07/2012
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