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Le manque de sommeil : facteur de risque de démence ?
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On soupçonne depuis longtemps un lien de causalité entre un sommeil insuffisant et le risque d'Alzheimer. Le manque de sommeil favoriserait la maladie, mais comment ?
Des chercheurs ont découvert dans le liquide cérébral de personnes privées de sommeil une augmentation des taux de bêta-amyloïde et de la protéine tau, une double indication possible de la maladie d'Alzheimer. Leurs travaux montrent ainsi que la protéine tau serait libérée par les neurones lorsque les personnes sont éveillées et actives et cette libération diminue pendant la phase de sommeil, où elle serait « évacuée ». Ils pensent donc que la privation de sommeil perturbe ce cycle et conduit à une accumulation de protéine tau, caractéristique de la maladie d'Alzheimer. À l'inverse, un sommeil régulier peut avoir un effet protecteur contre la maladie.
Une récente étude japonaise indique elle aussi un lien possible entre le manque de sommeil et la maladie d'Alzheimer. Plus de 1500 Japonais de plus de 60 ans ont été suivis pendant dix ans. Les diagnostics ont été plus fréquents chez les personnes dormant moins de 5 heures et plus de 10 heures par nuit. Il est à noter qu'une activité physique régulière relativise beaucoup le risque.
On ajoutera qu'un mauvais sommeil a une influence négative sur les personnes souffrant de démence. Il faut s'assurer qu'elles restent actives durant la journée, en s'exposant bien à la lumière naturelle, afin de favoriser un sommeil de meilleure qualité.
Voir aussi l'article : Test - Apnées du sommeil : vous aussi ?















