Cancer du côlon : que sait-on vraiment des aliments bons ou mauvais ?

Dernière mise à jour: mars 2021 | 4667 visites
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news De très nombreuses recherches ont été consacrées à l’association entre l’alimentation et le risque de cancer colorectal. Pour autant, des incertitudes subsistent sur l’influence des aliments, dans un sens positif ou négatif. Que sait-on ?

C’est un travail de large ampleur qui a été réalisé par cette équipe américaine (université de l’Utah). Elle a procédé à ce qu’on appelle une méta-analyse ombrelle, c’est-à-dire une évaluation des preuves disponibles issues de méta-analyses, qui ont-elles-mêmes croisé, chacune, les résultats d’une série d’études spécifiques. Ici, ce sont quelque 50 méta-analyses qui ont été prises en considération, et l’objectif a consisté à déterminer la précision, la force et la qualité des preuves combinées. Celles-ci ont été scindées en plusieurs degrés : convaincantes, hautement probables, probables, faibles et non significatives. Dans l’ensemble, les différentes études examinées ont établi une centaine d’associations entre le cancer du côlon et les facteurs diététiques. Dans près de 70% des cas, aucune influence n’a pu être clairement démontrée. Cela ne veut pas dire que le lien n’existe pas, mais qu’il n’a pas été scientifiquement prouvé. Dès lors, que sait-on ?

Les preuves convaincantes. Elles établissent un effet négatif de la viande rouge (entre une consommation élevée et une consommation faible), ainsi que de l’alcool (quatre verres par jour ou davantage contre une consommation nulle ou occasionnelle). Elles mettent en évidence un effet positif d’une consommation élevée (par rapport à faible) de fibres alimentaires, de calcium alimentaire et de yaourt.

Les preuves probables. Elles incluent les effets positifs des produits laitiers et des grains entiers, et l'influence néfaste de la viande transformée.

Les chercheurs notent que « cette étude suggère que les facteurs diététiques peuvent avoir un rôle dans la prévention et le développement du cancer colorectal, mais plus de recherches sont nécessaires concernant les aliments pour lesquels les preuves sont qualifiées de probables ». A ce stade, il est évidemment conseillé de mettre en pratique ce que l’on sait déjà, en gardant à l'esprit ce mot d'ordre simple, évident et intangible : l'alimentation doit être variée et équilibrée.

Voir aussi l'article : Cancer du côlon : pourquoi l'exercice physique est si important

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