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Risque d’Alzheimer : quel rôle jouent les pensées négatives ?

Dernière mise à jour: juillet 2020 | 5588 visites
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news On parle de pensées négatives récurrentes : elles pourraient jouer un rôle important et indépendant dans le risque de développement de la maladie d’Alzheimer.

Ces pensées négatives répétitives sont des processus communs à plusieurs facteurs de risque psychologiques de la maladie d’Alzheimer, comme la dépression et l’anxiété. Une équipe britannique (University College London) a cherché à en cerner le rôle spécifique dans le risque d’Alzheimer.

Pour cela, les chercheurs ont réuni un groupe de seniors (tous âgés d’au moins 55 ans), dont la moitié présentaient des concentrations anormales (vérifiées par PET-Scan) de protéines tau et amyloïde dans le cerveau, deux marqueurs caractéristiques d’Alzheimer. Tous ont rempli un questionnaire relatif à l’anxiété, la dépression et les pensées négatives récurrentes.

Le résultat montre que ces pensées sont associées au déclin de la cognition globale, en particulier la mémoire, ainsi qu’à des dépôts plus importants de protéines tau et amyloïde. Cette relation se maintient après avoir pris en compte d’autres facteurs, et elle s’avère indépendante de l’intensité des symptômes anxieux et dépressifs.

Les auteurs indiquent : « Les pensées négatives récurrentes sont associées au déclin des sphères cognitives affectées précocement dans la maladie d’Alzheimer, et aux biomarqueurs qui la caractérisent ». S’ils ajoutent que des recherches complémentaires détermineront si la gestion des pensées négatives récurrentes pourrait réduire le risque d’Alzheimer, ils encouragent les personnes concernées à envisager de suivre une thérapie stimulant les pensées positives (psychothérapie, méditation…).

Voir aussi l'article : Alzheimer : votre personnalité est-elle à risque ?

Source: Alzheimer’s and Dementia (https://alz-journals.online)
publié le : 28/07/2020 , mis à jour le 27/07/2020
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