Comment nous motiver à prendre les escaliers ?

Dernière mise à jour: août 2019 | 7017 visites
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news Monter les escaliers plutôt que prendre l’escalator ou l’ascenseur contribue à se dépenser physiquement. Le problème, c’est d’inciter à avoir le bon réflexe.

Cette habitude s’inscrit parmi les comportements simples qui, lorsqu'on les additionne, participent à une vie active. Ils ne sont pas suffisants pour atteindre le degré recommandé d’activité physique quotidienne, mais ils sont loin d’être négligeables. Une équipe québécoise (université Concordia) a participé à une étude très instructive, qui consistait à observer l’attitude de clients de centres commerciaux quand ils avaient à choisir entre des escaliers « normaux » et des escaliers mécaniques pour se rendre d’un étage à l’autre. Pendant un mois, quelque 34.000 déplacements ont ainsi été analysés.

Résultat ? La variable de choix la plus importante, la plus significative, porte sur la distance entre les deux types d’escaliers, et ceci est surtout vrai quand il s’agit de monter. En fait, lorsque cette distance est doublée, les escaliers normaux sont empruntés deux fois plus souvent. Ou pour le dire autrement, lorsqu’ils se trouvent côte à côte, « collés », la grande majorité des passants empruntent instinctivement l’escalier mécanique, et au fur et à mesure qu’augmente la distance qui les sépare, la situation s’équilibre. Et assez curieusement, la hauteur entre les étages ne joue qu’un rôle secondaire. Distance à laquelle s’ajoute la largeur des escaliers « normaux » (trop étroits, ça ne va pas).

Les chercheurs estiment que les concepteurs de bâtiments et d’espaces publics pourraient intégrer ce paramètre, alors qu’une indication signalétique incitant à prendre les escaliers plutôt que l’escalator devrait aussi aider.

Source: Environment & Behaviour (http://eab.sagepub.com)
publié le : 01/08/2019 , mis à jour le 06/08/2019
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