ad

Stress du chat : causes, symptômes, que faire

Dernière mise à jour: mars 2021 | 11029 visites
Dans cet article
Stress du chat : causes, symptômes, que faire

dossier Comme l’être humain, le chat connaît des moments de stress. Cela ne pose pas de gros problème s’il s’agit d’une phase passagère. Mais si le stress devient chronique, il peut avoir de sérieuses conséquences. A quoi cette situation peut-elle être due, comment la reconnaître et quelles solutions ?

En fonction de son caractère, le chat manifestera son stress de manière différente. En fait, c’est surtout le changement de comportement qui constitue le principal signal d’alerte.

A quels signes faut-il être attentif ?

123-p-kat-stress-170-12.jpg

La nervosité, l’agressivité (contre l’homme ou d’autres animaux), la surexcitation. Ou au contraire : le repli sur lui-même, le chat se cache, il adopte une attitude d’évitement, il ne joue plus.

La modification de l’appétit : il mange peu ou alors en excès.

Le léchage excessif (au point que des lésions apparaissent sur la peau), l’automutilation.

La perte de poils : elle peut être liée au léchage excessif ou à des perturbations métaboliques. La perte se produit surtout au ventre, à l'intérieur des pattes et sur la queue.

Le marquage urinaire intempestif, la défécation n’importe où dans la maison.

Une frénésie de griffage.

Des miaulements beaucoup plus fréquents.

Comme chez l’être humain, le stress chronique peut avoir des conséquences sur la santé. L’une des plus caractéristiques chez le chat est le développement ou l’aggravation d’une cystite interstitielle (inflammation de la vessie sans cause infectieuse).

Pourquoi ce stress ?

Les causes possibles sont nombreuses. Le fond du problème réside dans la perturbation de l’environnement familier du chat. Il déteste que l’on interfère dans sa routine. On peut prendre de multiples exemples : déménagement, modification de l’emplacement des meubles, remplacement d’un canapé ou d’un tapis, déplacement de la litière ou de la gamelle, arrivée d’un autre animal (sans doute le plus difficile à gérer !), changement de marque de nourriture, absence prolongée d’un membre de la famille, naissance d’un bébé, nouveaux voisins…

On le sait, le chat est un animal profondément indépendant (et solitaire, ce qui n’exclut évidemment pas le contact) et extrêmement attaché à son territoire. Ceci signifie que quand il en ressent le besoin, il faut qu’il ait accès, sans être dérangé, à un espace qu’il a bien délimité et où il se sent à l’aise. Tout ce qui vient contrarier cette nécessité peut compromettre son bien-être et devenir une source (majeure) de stress.

Comment réagir ?

123-p-dieren-kat-170-6.jpg
Logiquement, dans un premier temps, en essayant d’identifier la cause du stress. L’intervention du vétérinaire est nécessaire à la fois pour exclure une origine physique (le comportement inhabituel du chat peut être lié à une maladie) et pour conseiller sur la meilleure manière de gérer la situation.

A partir de là, il est crucial de faire preuve de patience et surtout de ne pas contraindre le chat. Passer plus de temps avec lui, l’inciter à jouer, oui, mais sans chercher à le caresser à tout prix ou à le maintenir sur ses genoux. En cas de cohabitation entre plusieurs chats, il faut veiller à ce que chacun d’entre eux puisse disposer d’un endroit « privatif » pour manger, boire, dormir, s’isoler et faire ses besoins (la litière doit être propre en permanence !).

Le griffoir peut être utile pour le défoulement, tout comme l’installation d’un arbre à chat, qui lui servira de zone de repos et d’observation (le chat se sent beaucoup plus à l’aise - et donc moins stressé - en hauteur). L’alimentation est un autre élément à prendre en considération : le chat aime manger par petites rations, étalées tout au long de la journée. Un distributeur de croquettes peut l’apaiser, puisqu’il comprendra qu’il peut se nourrir quand il le souhaite et qu’il n’a pas à craindre de manquer (ce qui arrive quand on lui donne par exemple deux rations par jour, que le chat avale très vite, et il en redemande tout aussi rapidement).

Enfin, s’énerver ne sert à rien, bien au contraire : si vous êtes stressé, votre chat le sera d’autant plus.

Vous voulez recevoir nos articles dans votre boîte e-mail ?

Inscrivez-vous ici à notre newsletter.

vous pourrez vous désinscrire quand vous le souhaiterez
Nous traitons vos données personnelles conformément à la politique de confidentialité de Passion Santé SA.
ad
pub