Cancer : quel impact sur la sexualité ?

Dernière mise à jour: août 2019 | 7347 visites
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news Une enquête sur l’impact du cancer dans la vie quotidienne montre notamment que la sexualité se dégrade considérablement, alors que le sujet n’est pas suffisamment abordé par les médecins avec leurs patients.

Ce sondage a été réalisé en France auprès d’un peu plus de 4.000 personnes, deux ans après qu’elles ont reçu un diagnostic de cancer. Qualité de vie, situation professionnelle, relations sentimentales… : de très nombreux aspects ont été abordés.

L’annonce de la maladie. Un patient sur cinq estime qu’elle a été « trop brutale », et ceci est particulièrement ressenti par les femmes et dans les tranches d’âge jeunes.

Le traitement. Trois quarts des personnes interrogées se disent satisfaites de leur degré d’implication dans le choix des traitements, une proportion en légère hausse par rapport à une précédente enquête. Le nombre de patients qui jugent trop compliquée l’information médicale qui leur a été fournie est en baisse sensible. Sur ce plan, la communication passe donc mieux.

La qualité de vie. Elle se dégrade « fortement », et ce phénomène varie beaucoup selon la localisation du cancer. Toutefois, la prise en charge psychologique s’améliore au fil des ans. L’évolution de la qualité de vie dépend énormément de la situation de précarité sociale, de rejet et de discrimination au quotidien.

Le travail. Le statut professionnel est très touché : au moment du diagnostic, huit personnes sur dix (en âge de travailler) occupaient un emploi, alors qu’elles sont six sur dix deux ans plus tard.

La vie de couple. Les auteurs de l’enquête parlent d’une « relative stabilité » : 76% des patients sont en couple avec la même personne qu’au moment du diagnostic, deux ans auparavant.

L’une des répercussions les plus négatives de la maladie porte sur la sexualité : une majorité des patients – 65% - fait état de (sérieuses) difficultés, surtout – mais pas seulement – lorsque le cancer concerne la sphère pelvienne et génitale (prostate, vessie, côlon-rectum, col de l’utérus…), puisque les répercussions négatives sur les relations intimes sont alors évoquées par 89% des hommes et 75% des femmes. Capacités physiques, fatigue, altération de l’image de soi et de l’auto-estime : l’origine de la perte d’intérêt pour la sexualité est multiple.

Les patients rapportent et déplorent un manque de dialogue avec l’équipe soignante : le thème de la sexualité n’a été abordé à l’initiative du personnel médical que dans 18% des cas, et encore moins en ce qui concerne les femmes. Sur ce plan, de sérieux efforts doivent être entrepris.

Source: Institut national de la santé et de la recherche médicale (www.inserm.fr)
publié le : 07/08/2019 , mis à jour le 20/08/2019
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