Comment capter l’attention d’un bébé ?

Dernière mise à jour: septembre 2012
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news Le nourrisson ne s’intéresse pas à ce qui est trop prévisible ou trop complexe.

Une évidence ? Intuitivement, sans doute, mais encore s’agissait-il de le démontrer. Une équipe de l’université de Rochester (New York) s’est attelée à la tâche, en procédant à des tests reposant sur des schémas complexes, et impliquant une septantaine de nourrissons, âgés de 7 ou 8 mois.

Assis dans l’obscurité sur les genoux de l’un de leurs parents (équipé d’une visière et d’écouteurs pour ne pas interférer avec l’enfant), ils ont été placés devant un écran de télévision. Des films d’animation ont été diffusés, avec des séquences où des objets courants – sucette, biberon, balle… - surgissaient de boîtes de différentes couleurs. Mais pas de n’importe quelle manière. Par exemple, la boîte bleue faisait apparaître dix fois de suite un nounours, la rouge quinze fois de suite un bonbon, alors que la verte recelait à chaque fois un objet différent. Tant que le bébé regardait l’écran, le film se poursuivait ; et prenait fin quand l’enfant détournait son attention. Un nombre considérable d’essais ont été réalisés, et ont permis aux chercheurs d’élaborer un véritable outil statistique, permettant de prévoir la réaction des nourrissons.
Le résultat (détaillé dans la revue « PLoS One ») montre que lors du premier visionnage, l’enfant n’attend rien de particulier. Logique. Mais au fur et à mesure des projections, tout ce qui est trop prévisible ou trop aléatoire (impossible de deviner ce qui va suivre) ne l’intéresse pas. En fait, l’attention du bébé est captée par les séquences qui mêlent prédictibilité et surprise.

« Ainsi, un nourrisson n’accordera guère d’intérêt à une situation qu’il maîtrise bien, ainsi qu’à celle qu’il n’est pas en mesure de comprendre », explique Futura Science. « En revanche, les autres, à sa portée, sont riches d’enseignements, et donc l’intéressent ».

Une nuance importante, quand même : le monde ne se résume pas à des stimulations visuelles ; et cette étude n’a pas intégré des facteurs aussi importants que la voix, l’odeur, la présence familière, l’interactivité… Quant aux implications, les auteurs considèrent qu’une compréhension approfondie de ces processus pourrait permettre de contribuer à la détection précoce de troubles comme l’hyperactivité ou l’autisme.

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