Avoir 18 ans aujourd’hui, c’était comme en avoir 22 en.. 1800 !

Dernière mise à jour: juin 2012 | 3923 visites
tek-jongen-mensen-170_400_12.jpg

news L’âge de la maturité sexuelle des garçons diminue de deux ans par siècle, et ceci depuis le milieu du 18ème, affirme une étude… démographique.

Pour aboutir à cette conclusion, les chercheurs de l’Institut Max Planck pour la recherche démographique (Rostock - Allemagne) se sont basés sur les statistiques de… mortalité, établies dans plusieurs pays européens. Pourquoi la courbe de mortalité ? Parce qu’à la puberté, le taux de testostérone – l’hormone mâle – augmente fortement, alors que dans le même temps, le risque de décès s’accroît lui aussi : les garçons adoptent des comportements caractérisés par des démonstrations de force, de témérité, de négligence ou encore de violence qui renforcent l’exposition à un accident mortel.

Les spécialistes ont baptisé ce phénomène « accident hump », caractéristique, explique Santé Log, de la maturité sexuelle. Et il s’avère donc que ce « bond » dans la courbe de mortalité intervient de plus en plus tôt, à un rythme d’environ deux ans par siècle. « Sur un plan physique, avoir 18 ans aujourd’hui, c’était comme en avoir 22 en 1800 », indique Joshua Goldstein, coordinateur de ces travaux. Il attribue ce « mûrissement » de plus en plus précoce à une meilleure nutrition, ainsi qu’aux progrès considérables enregistrés par la médecine (préventive et curative).

Toutefois, constate-t-il, le décalage entre la maturité biologique et la maturité sociale s’accroît tant chez les filles que chez les garçons, si l’on considère l’âge de plus en plus tardif du mariage, de la naissance du premier enfant, des débuts dans la vie professionnelle, ou encore de l’indépendance vis-à-vis des parents.


publié le : 28/12/2011 , mis à jour le 26/06/2012
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci