Comment se déroule la sédation palliative ?

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La sédation palliative se fait de manière progressive. On n’augmente le dosage que s’il n’atteint pas l’effet souhaité. Mais comment ça se passe exactement ?

Voir aussi l'article : Sédation terminale ou palliative : directive et différence avec l’euthanasie

Sédation en soins palliatifs : progressivement et proportionnellement

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Il est crucial d’administrer la sédation de manière proportionnelle, soit pour obtenir la perte de conscience nécessaire pour combattre les symptômes. La perte de conscience absolue étant en principe indésirable, la sédation ne doit pas aller au-delà de ce qui est nécessaire. Il suffit parfois de placer le patient dans un sommeil léger. Une sédation légère peut également constituer une option dans un stade ultérieur, pour permettre un contact avec la famille.

Il faut éviter que le patient ne reprenne conscience par mégarde. On détermine le dosage, la combinaison et la durée de l’administration de médicaments à l’aune du contrôle des symptômes et du confort du patient et non du degré d’inconscience.

Le médecin traitant doit examiner le patient au moins une fois par jour.

Voir aussi l'article : Fin de vie : qu'est-ce qu'une déclaration anticipée négative ?

Benzodiazépines : le Midazolam

Le Midazolam (dormicum®) est le premier choix. Il comporte peu d’effets secondaires et agit rapidement, ce qui permets d’ajuster le traitement en en fonction des symptômes. 

L’administration sous-cutanée est préférée à l’intraveineuse. Si l’espérance de vie est supérieure à 1 ou 2 jours, il vaut mieux administrer le Midazolam par perfusion sous-cutanée continue au moyen d’une pompe. 

En cas de réaction insuffisante au Midazolam, il faut vérifier si le mode d’administration et la médication sont adéquats ou si d’autres facteurs interviennent (comme une vessie pleine ou une constipation). On ne peut envisager d’autres substances, comme la lévomépromazine, le phénobarbital ou le propofol qu’une fois ces paramètres examinés.

Voir aussi l'article : Euthanasie : comment établir une déclaration anticipée ?

Pas de morphine

On administre souvent de la morphine aux patients terminaux, pour soulager la douleur ou la dyspnée. Il peut être tentant d’augmenter la dose de morphine de manière drastique, dans l’espoir que le patient perde connaissance et décède rapidement mais la morphine n’est indiquée dans aucun de ces cas.

  • Une dose trop élevée de morphine plonge souvent le patient dans la somnolence mais ne lui fait pas toujours perdre connaissance.
  • Une dose thérapeutique d’opiacés (soit une dose calculée sur base de la douleur ou de la sensation d’étouffement) ne raccourcit pas la vie, même quand elle est élevée.
  • La morphine présente de graves effets secondaires.

La morphine n’est donc pas indiquée dans une sédation palliative mais on peut en donner au patient pour soulager la douleur, en combinaison avec des sédatifs.

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Mesures complémentaires

En plus de l’hygiène du patient, il faut prêter attention aux aspects suivants :

  • La médication existante et une forme d’administration alternative (rectale ou parentérale) pour pouvoir la poursuivre ; 
  • L’arrêt de tous les soins médicaux et infirmiers qui ne sont pas strictement nécessaires ;
  • La prévention de symptômes de sevrage (par exemple un patch de nicotine) ;
  • L’adaptation de la hauteur du lit afin de faciliter les soins ;
  • La pose d’une sonde urinaire (en cas de sédation profonde ou de rétention d’urine), dès que le patient est effectivement sous sédation ;
  • Le traitement de la constipation ;
  • Les soins aux plaies ;
  • Le remplacement d’une stomie ;
  • (la poursuite de) l’hygiène dentaire ;
  • En cas de sifflements : coucher le patient sur le flanc ou administration de butylscopolamine.

Voir aussi l'article : Fin de vie : il faut continuer à parler à un proche, même inconscient

Source :
www.leif.be



Dernière mise à jour: juillet 2022
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