Hausse de la mortalité des nourrissons en France, quid de la Belgique ?

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Une étude vient de révéler une hausse inquiétante de la mortalité infantile en France, entre 2012 et 2019. Si les spécialistes ont avancé certaines explications - très probablement multifactorielles - on ignore encore les causes de cette augmentation des décès de bébés de moins d’un an. Qu’en est-il de la Belgique ? Où se situe-t-elle sur l’échelle européenne de la mortalité infantile ?

L'étude publiée dans The Lancet Regional Health - Europe a été largement partagée par de nombreux médias français et pour cause, son constat est inquiétant : la France enregistre une hausse de la mortalité infantile (bébés de moins d’un an), inversant la tendance à la diminution enregistrée depuis plusieurs décennies. On passe de 3,32 décès pour 1000 naissances vivantes en 2012 à 3,56 décès pour 1000 naissances vivantes en 2019, soit une hausse importante de 7%. On constate plus de morts néonatales chez les garçons que chez les filles (tendance qu’on observe partout dans le monde).

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Prématurité, santé de la mère, mort subite du nourrisson...

Pourquoi cette hausse ? Des hypothèses ont été avancées par les chercheurs eux-mêmes dans l’interprétation de l’étude. La prématurité, des anomalies congénitales... elles-mêmes influencées par l’état de santé de la mère avant et pendant la grossesse. On enregistre en effet davantage de grossesses après 35 ans, ainsi qu’une augmentation de l’obésité et du tabagisme maternel pendant la période d’études.

Des facteurs socio-économiques – population migrante, accès aux soins... – sont également envisagés. Enfin, le taux de mort subite du nourrisson, plus haut chez les Français que dans d’autres pays européens, pourrait aussi expliquer (sans qu’on en comprenne par essence-même les raisons) ce taux de mortalité infantile.

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Taux de mortalité infantile en Belgique, on en est-où ?

Nous avons consulté les chiffres officiels enregistrés en 2018 en Belgique. Comme la France, la Belgique avait vu son taux de mortalité infantile fortement diminuer lors des dernières décennies.

Malheureusement, la Belgique n’est pas meilleure élève que son pays voisin concernant le taux de mortalité infantile. Pour une fois, pas de jaloux puisqu’elle arrivait, en 2018, dans les derniers du classement européen, ex-æquo avec la France, à la 14e position dans l’Europe des Quinze.

En 2018, on a en effet constaté en Belgique 3,7 décès sur 1000 naissances vivantes. Les taux et tendances sont similaires en Wallonie, en Flandre et à Bruxelles. On peut cependant remarquer une hausse des décès à Bruxelles, alors que le taux avait fortement chuté depuis 2008. Et à l'échelle du pays, si l'on observe les données brutes, on constate une baisse importante de la mortalité infantile entre 2008 et 2015 qui semble malheureusement remonter doucement mais sûrement depuis 2016.

Si les résultats ne sont donc pas brillants chez nous non plus, pas de conclusion hâtive malgré tout : on ne dispose pas encore de chiffres après 2018 sur la mortalité infantile uniquement (naissances vivantes), ni d’études sur ces données statistiques. Cependant, il serait intéressant de savoir où en est le plat pays depuis 2018, particulièrement depuis la crise sanitaire liée au Covid-19, puisque, selon certains observateurs, le taux de mortalité infantile est un bon indicateur de la santé d’un pays.

Voir aussi l'article : Mort subite du nourrisson : les conseils et les signes d'alerte

Sources:
sciencedirect.com
belgiqueenbonnesante.be

auteur : Amélie Micoud - journaliste santé

Dernière mise à jour: mars 2022
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