Spasmes du sanglot : comment réagir ?

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Entre 6 mois et 3 ans, certains enfants pleurent si fort qu’ils bloquent leur respiration et perdent brièvement connaissance. Difficile alors de ne pas s’affoler. Pourtant, pour éviter qu’un tel épisode ne se reproduise, le mieux est de faire comme si de rien n’était.

Des symptômes impressionnants mais bénins

Visage tout bleu, yeux révulsés, bref évanouissement… Les effets du spasme du sanglot sont spectaculaires et peuvent faire craindre le pire. Mais rassurez-vous, le cerveau n’en garde aucune séquelle. Il n’y a aucune maladie neurologique, respiratoire ou cardiaque derrière tout cela. Rien à voir avec un AVC, une convulsion ou une crise d’épilepsie.

En cause ? Probablement une immaturité ou une dysfonction bénigne du système nerveux autonome, celui qui contrôle les fonctions respiratoires et cardiaques. L’hérédité jouerait elle aussi un rôle : une fois sur trois, l’un des parents a lui-même fait des spasmes du sanglot étant enfant. Le phénomène concernerait environ 5% des enfants entre 4 mois et 5 ans, avec un pic de fréquence vers 18 mois. Il peut survenir après une contrariété mais aussi une frayeur ou une douleur, aussi minimes soient-elles.

Le spasme du sanglot est en quelque sorte un débordement émotionnel incontrôlable, inconscient. Votre enfant ne le fait pas exprès, même si la crise survient souvent dans un contexte de grosse colère suite à une frustration.

Que faire au moment de la crise ?

Quand votre enfant fait un spasme du sanglot, n’intervenez pas, ne le secouez pas, il va reprendre connaissance très vite. Veillez tout au plus à ce qu’il ne se cogne pas. Si c’est une première fois, inutile d’appeler les pompiers ou d’aller aux urgences. Prenez simplement rendez-vous avec votre médecin. Après vous avoir interrogé sur les circonstances de l’incident et avoir examiné votre enfant, il posera un diagnostic précis et saura vous rassurer.

Ne changez rien à vos habitudes

Vous redoutez de nouveaux épisodes ? C’est tout à fait compréhensible. Pourtant, si cela venait à se reproduire, essayez de feindre l’indifférence. Même si les spasmes du sanglot ne sont en aucun cas un caprice, votre enfant peut inconsciemment les intégrer comme un moyen de pression sur vous. Un désir de toute- puissance parfaitement légitime à cet âge mais qu’il vous faut impérativement canaliser. Mieux vaut donc lui donner l’impression que sa réaction n’a aucun impact. Sur le moment mais aussi au quotidien. Car le seul danger des spasmes du sanglot est là : ne plus gronder, ne plus poser de limites de crainte de voir votre enfant s’évanouir. Attention également à ne pas le surprotéger sous prétexte que le moindre bobo va le faire tomber dans les pommes. Efforcez-vous de vous comporter comme s’il n’avait jamais fait de spasme du sanglot. Ne vous montrez pas plus ferme ni plus laxiste qu’à l’accoutumée et les crises s’espaceront progressivement.

En parallèle, lisez avec lui des livres sur les émotions, faites ensemble un peu de relaxation adaptée à son âge. Si ça ne suffit pas, en parler avec un psychologue l’aidera à gérer son hyperémotivité et son éventuelle anxiété.

Voir aussi l'article : Pourquoi un bébé pleure-t-il ?

auteur : Aurélia Dubuc - journaliste santé

Dernière mise à jour: décembre 2021
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