Moins de diagnostics de cancer en 2020, mais ce n'est pas une si bonne nouvelle

Dernière mise à jour: août 2021
123-kankercel-03-16.jpg

news Selon la Belgian Cancer Registry (Fondation Registre du Cancer), qui a cartographié l'impact de la Covid-19 sur le nombre de diagnostics de cancer, 6% ont été posés en moins en 2020 par rapport à 2019. Ce n'est pas une si bonne nouvelle, car cela équivaut à environ 4000 diagnostics manquants. Le rattrapage a cependant commencé.

Ce rattrapage du nombre de diagnostics est en partie possible grâce aux différentes campagnes menées tant par la communauté médicale que par la Fondation contre le cancer, pour inciter les personnes à consulter leur médecin généraliste ou un spécialiste en cas de symptômes persistants. « La vigilance reste de mise et au moindre doute, une visite chez le médecin est recommandée. Car avec certaines formes de cancer, le temps perdu peut avoir de graves conséquences », prévient le Dr Vander Steichel, directeur médical de la Fondation contre le cancer.

Les cancers de la tête et du cou

Les cancers de la tête et du cou en particulier restent mal détectés. « Malgré la reprise encourageante fin 2020 pour la plupart des diagnostics de cancer, le cancer de la tête et du cou est à la traîne, avec une diminution de 14% », rapporte Vincent Vander Poorten, spécialiste ORL (nez, gorge, oreilles) et chirurgien de la tête et du cou à l’UZ Leuven. « Cela s’explique probablement par un certain nombre de facteurs. Premièrement, de vagues symptômes de cancer de la tête et du cou similaires à ceux de la Covid-19, comme le mal de gorge, la congestion nasale, la toux ou l’enrouement, conduisant au conseil de « rester à la maison ». Deuxièmement, des soins dentaires considérablement réduits. Troisièmement, des investigations moins approfondies, car la naso-laryngoscopie est une procédure déconseillée en raison de la propagation du virus. Enfin, le fait que les patients atteints d'un cancer de la tête et du cou soient en moyenne plus âgés et de sexe masculin, qu'ils demandent une consultation moins souvent et plus tard, et qu'ils sont moins bien entourés socialement ».

Voir aussi l'article : Cancer : la Covid-19 ne doit pas empêcher le dépistage

auteur : Sofie Van Rossom - journaliste santé
Vous voulez recevoir nos articles dans votre boîte e-mail ?

Inscrivez-vous ici à notre newsletter.

vous pourrez vous désinscrire quand vous le souhaiterez
Nous traitons vos données personnelles conformément à la politique de confidentialité de Passion Santé SA.
volgopfacebook

volgopinstagram