Rapports sexuels : pourquoi ces douleurs chez la femme ?

Dernière mise à jour: mai 2017 | 9130 visites
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news La dyspareunie concerne une proportion importante de femmes : la douleur est le symptôme physique évident, mais elle relève de facteurs bien plus complexes.

Tant les hommes que les femmes peuvent souffrir de dyspareunie, définie comme une douleur d’intensité et de fréquence très variables ressentie lors des relations sexuelles, mais les femmes sont bien plus concernées. Selon les études, la prévalence de ce trouble est estimée entre 3 et 18%. Une équipe britannique a voulu préciser cette fréquence chez la femme et explorer les facteurs associés.

Quelque 9.000 femmes âgées de 16 à 74 ans ont été interrogées. Les chercheurs ont examiné l’association entre la dyspareunie - pendant plus de trois mois au cours de l’année écoulée - et les indicateurs sexuels, relationnels et psychologiques. Premier élément, indique le Dr Charles Vangeenderhuysen (Journal international de médecine) : le trouble est rapporté par 7,5% des femmes, parmi lesquelles un quart déclarent souffrir « très souvent » ou « toujours », ou durant une période supérieure à six mois, avec l’émergence d’un sentiment de détresse.

La dyspareunie est étroitement associée à d'autres dysfonctionnements sexuels, surtout :

• la sécheresse vaginale
• l’anxiété face à la sexualité
• l’absence de plaisir

On observe aussi un lien avec certains paramètres relationnels, comme :

• la difficulté à parler de la sexualité avec le partenaire
• les intérêts discordants en matière de sexualité
• les mauvaises expériences passées (notamment des relations non consenties)

Enfin, il existe une passerelle manifeste entre la dyspareunie et la santé psychologique, singulièrement en cas d'état dépressif.

Le Dr Vangeenderhuysen poursuit : « Les professionnels de la santé devraient développer une approche holistique de la patiente et du couple, en mettant en œuvre si nécessaire une thérapeutique sexologique, relationnelle et psychologique ». Holistique, c'est-à-dire en abordant la femme dans sa globalité, et pas uniquement en traitant le symptôme douloureux.

Source: BJOG : An International Journal of Obstetrics & Gynaecology (http://obgyn.onlinelibrary.)
publié le : 02/05/2017 , mis à jour le 01/05/2017

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