Fausse couche : des sérieuses conséquences psychologiques

Dernière mise à jour: janvier 2017 | 1 réactions | 47288 visites
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news La fausse couche (« avortement spontané ») survient généralement à un stade précoce de la grossesse. Les conséquences psychologiques sont bien réelles pour beaucoup de femmes.

Cet aspect a été relativement peu étudié, contrairement par exemple à la dépression post-partum. Or, on estime qu’environ 20% des grossesses s’interrompent en raison d’une fausse couche, qu’elle soit spontanée (la cause n’est pas identifiée) ou en raison d’un problème spécifique (infection, traumatisme…). Un et trois mois après l’événement, une équipe britannique (Imperial College London) a interrogé des femmes ayant connu une fausse couche, en comparant l’évolution de leur santé mentale avec celle de femmes qui ont poursuivi leur grossesse jusqu’à son terme.

Les résultats sont pour le moins interpellants.

Après 1 mois : plus d’un quart des femmes (28%) ayant connu une fausse couche présentent les symptômes d’un stress post-traumatique probable (cauchemars, détresse, flashbacks, évitement, culpabilité, difficultés de concentration, hyper-vigilance…), un tiers (32%) d’un trouble anxieux (modéré à sévère) et 16% d’une dépression.

Après 3 mois : les proportions s’établissent à 38% pour le stress post-traumatique, 20% pour l’anxiété et 5% pour la dépression.

• Parmi les femmes dont la grossesse s’est poursuivie normalement, il n’a pas été relevé de signes de stress post-traumatique et 10% répondaient aux critères d’anxiété ou de dépression.

Le stress post-traumatique et le trouble anxieux se développent donc rapidement chez de nombreuses femmes et persistent pendant au moins trois mois. Pourtant, indiquent les chercheurs, ces conséquences mentales ne font pas l’objet d’une attention suffisamment soutenue de la part du corps médical, qui devrait systématiquement proposer un suivi psychologique, et le cas échéant une prise en charge psycho-thérapeutique. En tout cas, ceci démontre qu’une fausse couche, même si elle ne laisse pas de séquelles physiques, doit toujours être considérée avec la plus grande vigilance.

Source: BMJ Open (http://bmjopen.bmj.com)
publié le : 20/01/2017 , mis à jour le 19/01/2017

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