Maladie de Crohn : un champignon fait-il toute la différence ?

Dernière mise à jour: novembre 2016 | 45495 visites

news Les causes de la maladie de Crohn ne sont pas connues, mais on sait que son développement repose sur des facteurs complexes. Un champignon intestinal jouerait un rôle majeur.

Cette maladie inflammatoire chronique évolue par poussées, avec des symptômes intestinaux comme de la diarrhée et des douleurs, sachant qu’elle peut affecter d’autres organes (peau, yeux…) et les articulations. Elle résulte d’une interaction entre des paramètres génétiques, microbiens (intestins), immunologiques, sans doute aussi environnementaux… Une équipe internationale (Etats-Unis, France et Belgique) s’est penchée de près sur la composition de la flore intestinale (microbiote) :

• de patients souffrant de la maladie de Crohn
• de parents au premier degré de ces patients
• de personnes étrangères à ces familles, mais habitant la même région, et ne souffrant pas de la maladie de Crohn

Les chercheurs ont analysé les caractéristiques de la communauté bactérienne et fongique (les champignons). Qu’ont-ils constaté chez les patients présentant la maladie de Crohn, par rapport aux personnes (famille ou non) qui n’en souffraient pas ?

• Un taux plus élevé de deux bactéries, S. marcescens et E. coli., et moins élevé de bactéries bénéfiques (anti-inflammatoires).
• La présence « significativement » plus élevée d’un champignon, Candida tropicalis.
• Une corrélation entre l’abondance des deux bactéries et du champignon, suggérant que ces micro-organismes interagissent dans l’intestin.
• Cette association se traduirait par la formation d’un biofilm spécifique, susceptible de déclencher ou d’accentuer la réponse inflammatoire.

Les chercheurs expliquent que ces résultats permettent d’avancer dans la compréhension des mécanismes intervenant dans la maladie de Crohn, et qu’ils dégagent des perspectives de prise en charge ciblée, en particulier des médicaments et/ou des probiotiques susceptibles de corriger le déséquilibre intestinal.

Source: mBio (http://mbio.asm.org)
publié le : 01/12/2016 , mis à jour le 30/11/2016

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