Arrêt du tabac : un médicament pour ne pas grossir ?

Dernière mise à jour: novembre 2013

news Une expérience réalisée sur des souris a mis en évidence le mécanisme cérébral qui explique la prise de poids lors de l’arrêt du tabac. La voie est ouverte pour des études sur l’homme.

On sait que l’hypothalamus, une structure majeure du cerveau, joue un rôle fondamental dans la régulation des apports énergétiques, puisque c’est lui qui module notre appétit en fonction de divers signaux envoyés par l’organisme. Dans ce contexte, des chercheurs attachés à l’école de médecine de l’Université de Yale (Etats-Unis) ont voulu cerner les mécanismes par lesquels le tabagisme inhibe l’appétit, et, du coup, ce qui explique cette prise de poids extrêmement fréquente lors du sevrage.

Des médicaments contre la faim


Et ils ont découvert, en procédant à des expériences sur la souris, qu’un type particulier de récepteur à la nicotine, situé dans l’hypothalamus, influençait la quantité de nourriture absorbée. Concrètement, lorsque la nicotine se « colle » à ce récepteur, la sensation de faim diminue, alors que lorsque le récepteur « manque » de nicotine, l’appétit augmente.

Les chercheurs indiquent que ces travaux sur l’animal ouvrent une voie prometteuse pour, cette fois, des recherches sur l’homme. De fait, la compréhension de ces processus pourrait permettre de développer des médicaments susceptibles, après l’arrêt du tabac, de stimuler ces récepteurs nicotiniques, et donc de maîtriser la sensation de faim. Notons qu’au-delà du tabac, des perspectives existent aussi pour la prise en charge de l’obésité.

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