Burn out : un simple test de dépistage

Dernière mise à jour: février 2016 | 7683 visites
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news Selon les travaux d’une équipe canadienne, un simple test salivaire et une prise de sang suffiraient à diagnostiquer, de manière précoce, un syndrome d’épuisement professionnel.

Ainsi que l’explique le Dr Robert-Paul Juster, attaché au Centre d’études sur le stress humain à l’Université de Montréal, « nous avons émis l’hypothèse que les travailleurs souffrant de stress chronique et de symptômes mineurs d’épuisement professionnel présenteraient des dérèglements physiologiques plus grands et des taux de cortisol plus bas, un profil associé au burn out ».

Le cortisol est une hormone qui joue un rôle important dans la réaction de notre organisme au stress et dans son rythme naturel quotidien. Les taux de cortisol sont souvent élevés chez les personnes qui souffrent de dépression, alors qu’ils tendent à être bas dans les cas d’un épuisement professionnel. Le dosage du cortisol sanguin et salivaire, associé à d’autres indicateurs comme l’insuline, la glycémie, le cholestérol ou la pression artérielle, permettrait de définir un indice de « charge allostatique », témoignant de la présence d’un stress chronique.

Les chercheurs canadiens présentent les résultats d’une étude pilote portant sur une trentaine de participants d’âge moyen. En plus de leur faire subir des mesures de routine évaluant la « charge allostatique », il leur a été demandé de remplir un questionnaire concernant leur degré de stress et l’existence de symptômes dépressifs et/ou d’épuisement professionnel. Il s’est avéré qu’une signature possible du burn out pouvait effectivement être la diminution de la production de cortisol, accompagnée de dérèglements des systèmes physiologiques qui interagissent avec cette hormone.

L’importance de cette identification vient du fait que « les patients qui souffrent d’épuisement professionnel sont souvent traités avec des antidépresseurs qui, précisément, réduisent encore le taux de cortisol », poursuivent les chercheurs. « Autrement dit, si ce dernier est déjà inférieur à ce qu’il devrait être, ce type de traitement représente une erreur thérapeutique ».

Source: Psychoneuroendocrinology (www.journals.elsevier.com/p)
publié le : 08/05/2011 , mis à jour le 09/02/2016
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