La fièvre

Dernière mise à jour: août 2015

dossier Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas l'nfection qui provoque la fièvre : elle traduit en fait la mobilisation du système immunitaire contre l'agent agresseur de l'organisme.

La fièvre est régie par une sorte de thermostat situé dans le cerveau, l’hypothalamus. C’est là que divers processus qui contribuent à faire grimper la fièvre ont lieu. Il en va ainsi de l’inhibition de la circulation sanguine à travers la peau et les membres ou de la concentration du flux sanguin dans les tissus profonds.

Quelle température corporelle ?

La température corporelle peut être influencée par divers facteurs :

Individuels : chaque individu n’a pas la même température corporelle, qui se situe dans une fourchette comprise entre 35,8 °C et 37,4 °C.
L'endroit de mesure : la température varie en fonction de l’endroit du corps où elle est prise.
Le moment : la température connaît des variations en cours de journée. Elle est souvent plus élevée vers 17h.
Les facteurs extérieurs : la température peut varier en fonction des vêtements que l’on porte, des efforts fournis, de l’ingestion de boissons froides ou chaudes, de certains aliments, de la transpiration ou de l’essoufflement après un exercice physique. Certains médicaments augmentent aussi la température du corps. On observe une influence hormonale chez la femme en fonction des périodes du cycle menstruel (augmentation significative de 0,5 °C au moment de l’ovulation).

Ceci rend difficile l'interprétation d'une variation relativement modeste de la température corporelle.

En tout état de cause, une fièvre massive, supérieure à 40 °C, peut endommager le cerveau et certains autres organes, avec un risque de séquelles irrémédiables.

Un symptôme

On accorde bien souvent beaucoup trop d’importance à la fièvre, et ceci est particulièrement vrai pour les parents, au demeurant légitimement inquiet.

La fièvre est un symptôme parmi d'autres, qui doit être évalué au regard de l'évolution de l’état général : une fièvre qui s’accompagne de manifestations comme des douleurs à la miction, des douleurs abdominales ou une léthargie motivera une consultation médicale.

Chez le jeune enfant

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Les grands enfants et les adultes sont en mesure d'exprimer leurs plaintes (douleurs articulaires et musculaires, frissons, maux de tête...), ce qui n'est pas le cas du nourrisson et du tout jeune enfant.

Lorsqu’un jeune enfant fait de la fièvre mais qu’il est actif, dynamique, il n’y a probablement aucune raison de s’inquiéter. Par contre, l’un des signaux d’alarme suivants doit inciter à s'adresser à un médecin :

• l’enfant est muré dans le silence, livide, léthargique, le regard vague, sans réaction ;

• il refuse de manger ;

• il présente quelques fins saignements sous la forme de petites taches rouges. Ce signe est une urgence : il peut traduire une infection à méningocoques.

Traiter la fièvre ?

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Oui, si elle est invalidante.

Chez l'adulte, du paracétamol à raison de 3 x 1 g par jour, en fonction des symptômes et de la sévérité de la fièvre.

Chez l'enfant, toujours consulter le pédiatre.

En pratique

1°. Se couvrir ?

Bien se couvrir et transpirer pour évacuer la fièvre rapidement ? En tout cas, l'efficacité de cette méthode n'est pas (scientifiquement) démontrée.

Ce qui est important, c'est de ne pas rester dans le froid, dans l’humidité, dans les courants d’air et de se couvrir si l’on a des frissons. Il faut éviter une hypersudation chez les nourrissons et les petits enfants, et donc ne pas superposer des couches de couvertures. La température de la chambre sera fixée à 18 °C, avec aération (au moins) une fois par jour.

2°. Boire davantage ?

Oui, certainement. S’hydrater en abondance est indispensable en cas de fièvre : de l’eau plate, des jus de fruits (sauf en cas de soucis gastro-intestinaux), du thé léger, éventuellement un soda à la caféine pour le sucre qu’il apporte. Boire régulièrement de petites quantités. Plus la température corporelle s'élève, plus le risque de déshydratation augmente.

3°. Le repos ?

Cela va de soi, d'autant que l'effort physique augmente la température corporelle.

4°. Un bain tiède ?

Les avis divergent. Il peut être utile après la prise d’un antipyrétique. Mais jamais d'’eau froide, qui stimulerait encore davantage les processus cérébraux qui régissent la température corporelle.

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