Cancer du poumon : un nouveau traitement réduirait considérablement les risques de récidive et de décès

Dernière mise à jour: avril 2022
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Associer immunothérapie et chimiothérapie avant la chirurgie réduirait de façon considérable les risques de décès mais aussi de récidive de cancer du poumon, chez les patients non métastasés. C’est le résultat d’une étude internationale menée par l'Institut du thorax Curie Montsouris à Paris. 

Le cancer du poumon dit non à petites cellules (CPNPC) est le type de cancer du poumon le plus répandu. Il représenterait en Belgique 75 à 80% des cas, selon la Fondation contre le cancer, et dans la majorité des cas diagnostiqués, ils ne sont pas métastatiques (absence de métastases). 

Jusqu’à présent, la chirurgie est indiquée pour traiter un patient diagnostiqué de ce type de cancer non métastatique. Mais une part importante de ces patients développent une récidive dans les 5 ans après le traitement chirurgical, et une part importante d’entre eux décèdent. 

Voir aussi l'article : Cancer du poumon : les symptômes d'alarme

L’association prometteuse d’immunothérapies avec la chimiothérapie

C’est donc une découverte très prometteuse qu’a présentée le Pr Nicolas Girard, oncologue à la tête de l'Institut du thorax Curie Montsouris, lors d’une séance plénière d’un congrès médical international de cancérologie (l’AACR), à la Nouvelle-Orléans, ce lundi 11 avril. Une étude internationale de phase 3 a en effet démontré les bénéfices d’un traitement médicamenteux administré avant la chirurgie (néo-adjuvant), sur des patients non métastatiques. Le traitement consiste à associer trois séances d’immunothérapie avec une chimiothérapie, sur une durée de deux mois, avant la chirurgie. 

Les premiers résultats, publiés dans la revue médicale New England Journal of Medicine, sont très encourageants : 24% des patients ayant bénéficié de cette combinaison n’ont montré aucune cellule cancéreuse à la chirurgie, contre 2% des patients ayant reçu une chimiothérapie seule. L’étude conclut enfin que l’association immunothérapies et chimiothérapie réduirait de 37% le risque de récidive, et de 43% le risque de décès. 

Voir aussi l'article : L'immunothérapie locale combat le cancer en 6 jours seulement

Un traitement qu’on espère bientôt accessible

« Si la chirurgie est efficace pour les personnes atteintes de cancer du poumon non à petites cellules, beaucoup d’entre elles récidivent. Désormais, avec ce traitement néo-adjuvant associant de l’immunothérapie avec de la chimiothérapie, nous diminuons considérablement ce risque de rechute et améliorons la survie des patients. » a déclare le Pr Nicolas Girard.

Autre bénéfice et pas des moindres : le traitement serait plutôt bien toléré et réduirait les effets secondaires de la chirurgie, en réduisant la taille de la tumeur notamment. 

Le traitement a été approuvé par l’Agence américaine des médicaments, la FDA, mais est encore à l’étude en France. Cela étant, devant les résultats prometteurs, un accès précoce à ce traitement pourrait être mis en place rapidement dans nos contrées.

En Belgique, le cancer du poumon tue un homme sur dix, et son incidence est en constante augmentation chez la femme. Il fait partie des trois cancers les plus fréquents et il est le cancer le plus meurtrier au monde. 

Voir aussi l'article : Cancers du poumon et du côlon : la protection de l’exercice physique

Sources : 
The New England Journal of Medicine
cancer.be
curie.fr

auteur : Amélie Micoud - journaliste santé
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