Cancer du pancréas : toujours difficile à reconnaître en raison de symptômes généraux

Dernière mise à jour: janvier 2022
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Cancer du pancréas : toujours difficile à reconnaître en raison de symptômes généraux

dossier D'ici 2030, le cancer du pancréas devrait figurer parmi les trois cancers les plus meurtriers en Belgique. Aujourd'hui, près de 87% des patients meurent dans les cinq ans suivant le diagnostic. C'est ce qu'indique un communiqué de presse publié par la Fondation contre le Cancer à l'occasion de la Journée mondiale du cancer du pancréas. Mais il y a aussi des nouvelles encourageantes dans le monde de la recherche.

Symptômes courants et peu de traitements efficaces

Actuellement, 2000 Belges sont diagnostiqués chaque année, et 87% d'entre eux perdront la bataille dans les cinq ans. L'une des raisons en est que l'on ne sait toujours pas exactement ce qui cause le cancer du pancréas. En outre, il n'existe actuellement aucun dépistage précoce systématique. Au contraire, comme les symptômes ne sont pas spécifiques - fatigue, troubles digestifs, diabète... - la maladie n'est souvent diagnostiquée que très tardivement. Enfin, les différents traitements (immunothérapie, par exemple) s'avèrent inefficaces la plupart du temps.

Lire aussi : Cancer du pancréas : pourquoi le pronostic est-il si sombre ?

Des résultats de recherche encourageants

La Fondation contre le Cancer a financé huit projets de recherche belges au cours des cinq dernières années. Deux équipes ont déjà obtenu des résultats encourageants.

  • Le Pr Patrick Jacquemin, docteur en sciences biochimiques et enseignant-chercheur à l'Institut de Duve de l'UCLouvain, s'intéresse à l'oncogène KRAS : « 20% des cancers, quelle que soit leur origine, présentent une mutation KRAS. Pour le cancer du pancréas, ce pourcentage s'élève à 95%. Si nous trouvons un médicament capable de bloquer l'activité de KRAS, nous pourrons traiter beaucoup mieux le cancer du pancréas ».
  • L'équipe du Pr Ilse Rooman (VUB) a découvert une cellule dans le pancréas de personnes en bonne santé qui est très similaire aux cellules responsables des cancers du pancréas les plus agressifs. « Ces cellules sont plus abondantes chez les patients souffrant d'une inflammation chronique du pancréas, un facteur qui augmente le risque de cancer. Cette cellule pourrait être à l'origine d'un sous-type spécifique de cancer du pancréas, ou du moins nous indiquer comment ce sous-type se développe. Si elle est confirmée, elle pourrait constituer un élément de connaissance essentiel pour une meilleure détection et un meilleur traitement. »

Sources
kanker.be
allesoverkanker.be
press.vub.ac.be
deduveinstitute.be

auteur : Sofie Van Rossom - journaliste santé
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