Comment le sommeil influence… notre façon de marcher

Dernière mise à jour: décembre 2021
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news La marche est perçue comme un processus automatique, et on ne voit pas très bien quel pourrait être le lien avec le sommeil. Pourtant, des nuits trop courtes perturbent notre façon de marcher.

Schématiquement, la marche est générée par le basculement du corps vers l’avant, dans une sorte de mouvement de chute qui est rattrapé par la projection d’une jambe. Les bras effectuent un mouvement inverse à celui des jambes, afin que le bassin conserve le même axe, ce qui permet de marcher droit. Tout ceci se produit de manière automatique, par réflexe en quelque sorte. On sait que certaines situations perturbent le processus, par exemple une consommation élevée d’alcool : même si l’individu est plus ou moins conscient de ses gestes, sa marche est altérée, et il a du mal à avancer en ligne droite.

Tâches conscientes et mécanismes automatiques

Sur un autre plan, l’importance du sommeil pour le fonctionnement du cerveau n’est plus à démontrer. Une bonne nuit de repos contribue de manière cruciale à la performance de nos facultés cognitives, comme la mémoire, la concentration, l’attention, le raisonnement ou la résolution de problèmes. A contrario, un sommeil de mauvaise qualité peut exercer un effet perturbant majeur.

Question : si on peut comprendre que des capacités qui exigent un contrôle conscient, comme les tâches cognitives, soient altérées par un mauvais sommeil, ceci vaut-il aussi pour des mécanismes dits automatiques, comme la marche ?

Une équipe américano-brésilienne (Massachusetts Institute of Technology et Université de São Paulo) s’est penchée sur le sujet. Elle a recruté des jeunes adultes, qui ont été équipés d’un actimètre, un dispositif porté au poignet permettant d’analyser le rythme veille - sommeil. Pendant deux semaines, ils ont été soumis chaque jour à un test de marche sur tapis roulant, en leur demandant de calquer le rythme de la marche sur le son d’un métronome. Subtilité : de temps en temps, les chercheurs modifiaient légèrement le rythme de ce métronome.

La marche, et quoi d'autre ?

Le résultat de l’expérience est révélateur, puisqu’il apparaît que lorsque les participants étaient en déficit de sommeil (et pire encore après une nuit blanche), ils réussissaient beaucoup moins bien à adapter le rythme de la marche à celui du métronome. Une perte de contrôle, en somme. Autre enseignement : lorsque le manque de sommeil était compensé par une nuit plus longue (par exemple le week-end), les résultats redevenaient favorables. Ce qui fait dire à l’un des spécialistes, cité par Sciences et Avenir : « Idéalement, tout le monde devrait dormir environ huit heures par nuit, mais si ce n’est pas possible, alors on devrait compenser ce manque de sommeil autant et aussi souvent que possible », par des « nuits de rattrapage ».

Ces observations concernant la marche semblent donc indiquer l’existence d’une passerelle avec les processus cognitifs, mais il s’agit d’en déterminer la nature précise. Et de s’interroger aussi : si la marche est concernée, quels autres mécanismes que l’on pensait automatiques et indépendants du sommeil le sont aussi ?

Voir aussi l'article : Etonnant : comment marcher au grand air modifie le cerveau

Source
Science Reports

auteur : Juan Miralles - journaliste santé
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