Adrien Devyver : les confidences d’un papa comblé

Dernière mise à jour: décembre 2021
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livre / interview Après avoir témoigné de son hyperactivité dans « On m’appelle la Tornade », apportant ainsi beaucoup de réconfort aux familles concernées par le TDA/H, Adrien Devyver, animateur vedette de la RTBF, vient de publier « Moi, papa ». Un nouveau livre plein de pudeur mais aussi de conseils d’experts pour accompagner les hommes dans cette grande aventure qu’est l’arrivée d’un bébé.

Pourquoi avoir ressenti le besoin d’écrire un livre sur la paternité ?

« Même si les choses évoluent dans le bon sens, dans mon entourage, beaucoup de papas disent encore se sentir un peu à l’écart. On ne leur propose pas beaucoup d’outils. Les séances d’information, les guides grossesse sont pensés essentiellement à destination des mamans. D’ailleurs, les spécialistes que j’ai interviewés étaient ravis d’avoir l’occasion d’aborder la grossesse et l’arrivée d’un bébé sous cet angle car ils constatent un vrai manque à ce niveau. »

On vous sent beaucoup plus pudique que dans « On m’appelle la Tornade » où vous racontez en détail votre vie placée sous le signe de l’hyperactivité. C’est délibéré ?

« Oui. Là, je ne suis plus le seul concerné. On parle de mon fils, de sa maman, je ne voulais pas empiéter sur leur intimité. D’ailleurs ma femme a participé à l’écriture, afin de rester dans la « charte » que l’on a établie concernant la façon dont on gère l’équilibre vie privée - vie publique. Appartenant tous les deux au paysage médiatique, ça nous a toujours paru primordial. »

Qu’avez-vous mis en place pendant la grossesse pour gérer les bouleversements qu’elle peut engendrer côté papa ?

« J’ai continué à faire plein de sport, de la méditation et de la réflexologie plantaire. J’ai expérimenté le fait de parler à mon fils in-utero et j’ai trouvé ça vraiment extraordinaire. Au début je me sentais un peu ridicule à m’adresser à un gros ventre, mais une fois dépassé ça, on profite pleinement de ces moments d’échange avec son enfant. J’ai aussi beaucoup parlé de ce que je ressentais, davantage avec les copines qu’avec les copains. »

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris à la naissance de votre fils ?

« Gaspard étant né plus tôt que prévu, nous avons passé beaucoup de temps en service de néonatologie. Nous avons été très bien accompagnés par les équipes, donc à aucun moment on ne s’est sentis perdus. Par contre, je me suis surpris car je ne pensais pas être aussi à l’aise avec un nourrisson. Avant, j’avais peur de porter les bébés de mes amis. J’ai conscience d’être quelqu’un de très maladroit ! Mais là, quand j’ai eu Gaspard dans les bras, je me suis senti immédiatement à l’aise. J’ai aussi été épaté par les bienfaits du peau-à-peau. Je savais qu’une foule d’études les avaient déjà confirmés, mais tant qu’on ne l’a pas expérimenté, on ne se rend pas forcément compte. J’aimais l’idée que chaque heure passée avec mon bébé contre moi lui donnait des forces. »

Avoir un TDA/H, ça change quoi quand on devient papa ?

« J’avais forcément des appréhensions. Comment réussir à être suffisamment vigilant pour garantir sa sécurité ? Comment lui apporter une certaine routine, indispensable à son bon développement, alors qu’à la base je déteste ça ? Mais les problématiques posées par mon hyperactivité sont finalement compensées par une forte fibre paternelle, ancrée chez moi depuis toujours. Et puis le TDA/H a aussi de bons côtés : je ne manque jamais de créativité ni d’énergie, je suis toujours partant pour m’amuser ! Mais je veille à ne pas avoir seulement cette casquette, celle du papa toujours prêt à faire le fou. Les liens se créent aussi dans les moments moins fun. »

Vouloir devenir papa, cela a toujours été une évidence ?

« Oui, d’aussi loin que je me souvienne. Peut-être parce que j’ai beaucoup évolué dans l’univers de la petite enfance. Ma mère était directrice de crèche, mon père était kinésithérapeute et faisait beaucoup de kiné respiratoire sur les bébés. Et puis j’avais 6 ans quand ma sœur est née, j’ai profité à fond de mon rôle de grand frère. »

Que voudriez-vous dire aux hommes qui viennent d’apprendre qu’ils vont avoir un bébé ?

« J’espère qu’ils ressentiront le même bonheur que moi. Gaspard m’apporte énormément de choses, bien plus que je ne peux lui en apporter. Grâce à lui, j’accède de nouveau au monde de l’enfance, fait de tolérance, de liberté, d’émerveillement constant. Je suis heureux de pouvoir partager son univers. Pour en profiter au maximum, j’essaye de ralentir le rythme pour me caler sur le sien. Il y a quelques années, la lecture d’un article rappelant que les parents disaient sans cesse « vite, dépêche-toi » à leur enfant m’avait marqué. J’essaye d’oublier ces mots. Mais j’ai conscience que c’est assez facile dans ma situation : nous n’avons qu’un enfant, une situation professionnelle confortable... »

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Son actualité

  • « Moi, papa », son nouveau livre paru chez Kennes Editions.
  • L’émission santé « La Grande Forme » qu’il co-anime avec Docteur Charlotte tous les jours de la semaine de 13 h à 14 h 30 en direct sur VivaCité.
  • L’émission de divertissement « Le Grand Cactus » qu’il co-anime avec Jérôme de Warzée un jeudi sur deux à 20 h 35 sur Tipik.

Photo d'Adrien Devyver : Martin Godfroid.

auteur : Aurélia Dubuc - journaliste santé
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