Quels médicaments pour le traitement du Covid ?

Dernière mise à jour: décembre 2021
Dans cet article
Quels médicaments pour le traitement du Covid ?

dossier

Plusieurs molécules peuvent dorénavant être utilisées pour traiter les formes graves du Covid-19. Une aide précieuse en parallèle de la vaccination qui, rappellent les spécialistes, demeure la meilleure protection, alors qu'il faut absolument respecter les gestes et les mesures barrières.

Les antiviraux

Les antiviraux inhibent la multiplication du virus. Administrés dès les premiers symptômes, ils permettraient d’éviter les formes graves.

Molnupiravir (Merck)

Il est destiné aux adultes atteints de Covid-19 n’ayant pas besoin d'oxygène supplémentaire mais présentant un risque accru de symptômes sévères. Pour être efficace, le traitement doit être administré dès que possible après le diagnostic, certainement dans les cinq jours suivant les premiers symptômes, à raison de deux comprimés par jour pendant cinq jours. Il permet de faire baisser de moitié le risque d'hospitalisation. En raison du nombre croissant d'infections et de décès dans l'Union européenne, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a accéléré son processus d'approbation. La pilule sera distribuée sous le nom de Lagevrio. Les autorités sanitaires nationales peuvent désormais décider d'autoriser sa commercialisation.

Paxlovid (Pfizer)

Il a démontré 89% d'efficacité dans la prévention de la progression des formes graves. Inconvénient : il faut le prendre avant que le virus arrive dans les tissus et les organes, donc peu de temps après la détection de l'infection. Il est très coûteux : aux Etats-Unis, un traitement coûte 700 dollars, soit environ 600 euros.

Voir aussi l'article : Covid-19 : quels sont les symptômes de la maladie chez les vaccinés ?

Les anticorps monoclonaux

123_corona_virus_covid_2020.jpg
A la différence des vaccins qui encouragent l'organisme à produire ses propres anticorps, les anticorps monoclonaux sont fabriqués artificiellement en laboratoire. Mais eux aussi renforcent la résistance du système immunitaire face au virus.

AZD7442 (AstraZeneca)

Administré par voie intramusculaire, il réduit de moitié les risques de symptômes graves ou de décès. Il reste efficace pendant neuf à douze mois après une seule dose.

Sotrovimab (GSK)

Administré par voie intraveineuse au bon moment, il peut prévenir jusqu'à 80% des hospitalisations.

Ronapreve (Roche)

Il a été approuvé pour les adultes et les adolescents âgés de plus de 12 ans et pesant au moins 40 kg, ne nécessitant pas d'oxygène supplémentaire et présentant un risque accru de voir leur maladie s'aggraver. Il peut également être administré de manière préventive. Son utilisation réduit de 6% le nombre de décès et réduit la durée moyenne d'hospitalisation de quatre jours. Inconvénient : il ne peut être administré que dans les hôpitaux, qui sont déjà surchargés.

Tocilizumab (Roche)

Il réduit la durée d'hospitalisation et de ventilation des patients. Il semblerait aussi qu’il fasse baisser le nombre de décès.

Voir aussi l'article : Vidéo - Un hôpital face au Covid-19 : dans les coulisses du CHU Saint-Pierre (Bruxelles)

Les corticoïdes

123-p-ziekenhuis-bed-intensief-170-7.jpg

Contrairement aux antiviraux et aux anticorps monoclonaux, les corticoïdes sont destinés aux patients hospitalisés dont l’état est plus sévère et pour lesquels les autres traitements n’agissent pas. En limitant l’emballement du système immunitaire, ils peuvent réduire les formes les plus graves.

Anakinra

Ce corticoïde améliore la fonction respiratoire sans provoquer d'effets secondaires graves.

Dexaméthasone

Ce corticoïde, le premier à avoir été recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), réduit le risque de décès chez les patients hospitalisés sous oxygène ou ventilation.

Conclusion

Bien que ces traitements soient porteurs d’espoir, il est toujours préférable de prévenir, et donc de vacciner. Selon la Commission européenne, la vaccination reste la meilleure protection contre l'infection, les symptômes, les effets à long terme et les décès dus au Covid-19. La commissaire européenne Stella Kyriakides (Santé et sécurité alimentaire) estime même que la vaccination est la seule issue à la pandémie.

Voir aussi l'article : Vaccination anti-Covid en Belgique : non-vaccinés, troisième dose... On en est où ?

Source
Pfizer
NU
The New England Journal of Medicine
CBG - MEB
Artsenkrant
OMS

auteur : Sara Claessens - journaliste santé
Le don de temps sauve des vies ! Le don de temps sauve des vies !
Pfizer Clinical Research Unit

Participez à une étude clinique et bénéficiez d’une compensation financière moyenne de 215 euros par jour.

Cliquez ici pour plus d’infos !
Vous voulez recevoir nos articles dans votre boîte e-mail ?

Inscrivez-vous ici à notre newsletter.

vous pourrez vous désinscrire quand vous le souhaiterez
Nous traitons vos données personnelles conformément à la politique de confidentialité de Passion Santé SA.
volgopfacebook

volgopinstagram