Enceinte après 40 ans : quels risques, quelles précautions ?

Dernière mise à jour: octobre 2021

dossier En Belgique comme dans la majorité des pays occidentaux, les femmes ont des enfants de plus en plus tard. Selon les chiffres de l’office belge de statistique, l’âge moyen des mères est passé de 27 ans à 30 ans. Et le nombre de femmes enceintes après 40 ans ne cesse d’augmenter. La possibilité de pratiquer la fécondation in vitro jusqu’à 45 ans, voire 47 ans si on a congelé des embryons, contribue à expliquer ces chiffres. Ces grossesses dites tardives méritent-elles réellement une attention particulière comme on l’entend souvent ?

Attention à l’hypertension et au diabète gestationnel

Il y a quelques années, les grossesses étaient considérées comme tardives, et donc nécessitant une vigilance particulière, à partir de 40 ans. Aujourd’hui, le curseur s’est déplacé. C’est dorénavant au-delà de 45 ans que les médecins se montrent particulièrement attentifs. On sait en effet qu’il y a alors pour la maman un risque accru de fausse couche, de diabète gestationnel et d’hypertension gravidique. On compte également davantage de césariennes, sans que les médecins s’expliquent vraiment pourquoi. Sans oublier surtout un risque de mortalité liée à la grossesse dix fois supérieur entre 45 et 50 ans par rapport à 35 ans. Il semblerait également qu’il existe un risque plus élevé de cancer du sein sur le long terme, induit par la grossesse tardive et par les traitements hormonaux associés aux techniques de procréation médicalement assistée.

Du côté du bébé, c’est la prématurité et les retards de croissance qui constituent les plus grands dangers. Les médecins notent toutefois qu’avoir un 2ème ou un 3ème enfant sur le tard comporte moins de risques médicaux que d’avoir un premier bébé, comme si le corps avait gardé une mémoire des grossesses et des accouchements précédents.

L’importance de la consultation préconceptionnelle

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Il est recommandé à toutes les femmes ayant un désir d’enfant de faire un bilan préconceptionnel avec leur médecin généraliste, leur gynécologue ou une sage-femme afin de mener leur grossesse le plus sereinement possible. C’est d’autant plus vrai après 40 - 45 ans car ce rendez-vous est l’occasion de mesurer la tension artérielle, de doser la glycémie à jeun, de rechercher des antécédents de maladies thromboemboliques, de faire le point sur un éventuel surpoids, sur un éventuel tabagisme... Autant de paramètres qui peuvent impacter les risques spécifiques aux grossesses tardives que sont le diabète gestationnel, l’hypertension gravidique...

Alimentation équilibrée et activité physique régulière modérée

Durant la grossesse, toujours pour limiter les risques spécifiquement liés aux grossesses tardives, il est plus que jamais important d’appliquer les recommandations valables pour toutes les futures mamans, quel que soit leur âge : manger équilibré, en limitant les sucreries et les grignotages ; oublier le tabac et l’alcool ; pratiquer une activité physique régulière modérée ; limiter autant que possible les causes de fatigue et de stress...

Côté suivi de grossesse, sauf complications particulières, la surveillance sera mensuelle, comme pour toutes les femmes.

auteur : Aurélia Dubuc - journaliste santé
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