11 septembre : 20 ans après, de lourdes conséquences sur la santé des survivants

Dernière mise à jour: septembre 2021
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news Au moins 2753 personnes ont perdu la vie le 11 septembre 2001 à New York. Mais les attaques terroristes contre le World Trade Center ont fait des milliers d’autres victimes, qui souffrent aujourd’hui de maladies pulmonaires, de cancers, de dépression.

Il y a 20 ans, nous étions nombreux à être marqués par les images de ces milliers de pompiers, policiers, ouvriers de construction et simples bénévoles new-yorkais mobilisés sur les ruines des tours jumelles, cherchant sans répit à retrouver des survivants sous les décombres. Durant les mois qui ont suivi, des nettoyeurs ont pris le relais pour déblayer le site. Aujourd’hui, tous paient à leur tour un lourd tribut à la tragédie.

Un air toxique pendant 3 mois

Quand les tours jumelles se sont effondrées, le cœur de Manhattan s’est retrouvé plongé dans un épais nuage de poussière. Pendant au moins les 3 mois qui ont suivi, l’air a été chargé de substances toxiques issues de la désintégration des matériaux présents dans les avions et dans les tours : kérosène, huiles, plomb, amiante, verre, mercure...

Conséquence directe : les personnes exposées ont développé une toux importante qui a persisté durant un mois. Aujourd’hui, 20 ans plus tard, elles souffrent d’asthme, de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), de sinusite chronique... Un grand nombre de secouristes mais aussi d’habitants du quartier ont également développé des leucémies, des cancers du sein, de la tête et du cou, de la prostate, du poumon, de la thyroïde.

Selon le Fonds fédéral d’indemnisation des victimes, plus de 2000 nettoyeurs, secouristes et policiers sont déjà morts de maladies liées au 11 septembre.

Des séquelles en santé mentale

Les survivants du 11 septembre doivent aussi vivre avec les souvenirs traumatisants de la catastrophe. D’après une étude publiée en 2020, près de la moitié des 16.000 personnes intervenues sur le site ont signalé un besoin de soins en santé mentale. Et 20% de ceux ayant été directement touchés ont développé un syndrome de stress-post traumatique. Beaucoup souffrent de dépression mais aussi, plus étonnamment, de démence précoce.

Source: Aurélia Dubuc - journaliste santé / Photo : Par Robert J. Fisch, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.o
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